Ballon d’Or 2025 : Dembélé ou Lamine Yamal ? Pedri tranche, et ça fait parler jusqu’au PSG

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par Maxime Nauzit

Le duel pour le Ballon d’Or 2025 s’annonce déjà électrique, et même à Paris, les regards se tournent vers Barcelone. Si le PSG rêve de voir l’un des siens dans la course aux distinctions individuelles, c’est un ancien de la maison parisienne, Ousmane Dembélé, aujourd’hui repositionné dans un rôle plus central au Barça, qui attire l’attention aux côtés du phénomène Lamine Yamal. Dans une interview accordée à Onda Cero, Pedri, maestro du milieu catalan, a révélé son classement personnel entre les deux cracks. Et ce choix résonne jusque dans les couloirs du Parc des Princes.

Pedri mise sur Lamine Yamal, mais Dembélé n’est pas loin

« 1er Lamine, 2ème Dembélé, 3ème moi. » Cette déclaration limpide de Pedri reflète un constat partagé dans le vestiaire blaugrana : Lamine YamalOusmane Dembélé réalise une saison 2024-2025 de très haut niveau en Liga et en Ligue des Champions, redevenant un joueur clé sous les ordres d’Hansi Flick.

Côté PSG, cette renaissance de Dembélé est scrutée de près. Transféré au Barça à l’été 2024, l’international français n’a jamais véritablement explosé à Paris malgré des fulgurances. Son repositionnement sous Flick et son rôle de distributeur plutôt que de pur ailier mettent en lumière des qualités techniques sous-exploitées durant son passage au PSG. Un paradoxe qui nourrit certaines frustrations chez les supporters parisiens, d’autant que Dembélé est aujourd’hui cité comme l’un des outsiders sérieux pour le Ballon d’Or.

Et le PSG dans tout ça ? Un manque à gagner en prestige

Dans la course aux récompenses individuelles, le Paris Saint-Germain semble aujourd’hui en retrait. Sans Mbappé, parti briller au Real Madrid où il est déjà l’un des grands favoris pour le Ballon d’Or 2025, et sans un réel successeur à son niveau médiatique et sportif, le club parisien peine à imposer de nouvelles figures sur la scène internationale. C’est précisément ce vide que cherche à combler Luis Campos en restructurant l’effectif autour de talents émergents comme Xavi Simons, Kang-in Lee ou encore Bradley Barcola.

La question est posée : le PSG pourra-t-il revenir rapidement dans la course aux titres individuels ? Si collectivement le projet de Luis Enrique se stabilise autour d’une construction patiente et d’un pressing plus coordonné, aucun joueur ne semble pour l’instant suffisamment « bankable » pour rêver du Ballon d’Or à court terme. Une donnée qui pourrait avoir son importance dans l’attractivité du projet sous QSI.

Le style Flick propulse les talents… et interroge le PSG

L’analyse des propos de Pedri met également en lumière le rôle crucial d’Hansi Flick dans le regain de forme barcelonais. L’ancien sélectionneur de l’Allemagne a redéfini les rôles, favorisant la projection rapide, l’usage du ballon et la complémentarité des milieux. Un modèle dont pourrait s’inspirer le PSG, confronté encore cette saison à un déséquilibre tactique dès que Vitinha ou Ugarte manquent d’impact dans les zones clés.

« Flick a influencé beaucoup de choses. […] Plus vous touchez le ballon, plus vous êtes à l’aise dans le jeu », déclare Pedri. Une philosophie qui contraste avec le style plus rigide perçu à certains moments sous Luis Enrique, où certains joueurs offensifs comme Asensio ou Kolo Muani semblent encore chercher leur place.

Finalement, si le PSG veut retrouver sa place dans les débats du Ballon d’Or, il devra non seulement construire un projet collectif solide, mais aussi repositionner certains de ses éléments les plus prometteurs. Le modèle barcelonais, mené par Flick, montre qu’avec un management adapté, des perles comme Lamine Yamal (17 ans seulement) peuvent rapidement briller à l’échelle mondiale. Un défi immense pour le club parisien dans l’ère post-Mbappé.

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