PSG : Kvaratskhelia retenu par la Géorgie, la décision qui inquiète Paris

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par Maxime Nauzit

Le Paris Saint-Germain vit un début de saison 2025-2026 particulièrement difficile sur le plan physique, et la situation semble loin de s’améliorer. Le dernier épisode en date concerne Khvicha Kvaratskhelia, l’ailier géorgien, qui a été retenu par sa sélection nationale malgré sa blessure récente et l’opposition discrète mais ferme du club parisien. Alors que l’effectif de Luis Enrique est déjà considérablement amoindri, le maintien de Kvara en sélection nationale fait grincer des dents du côté du Camp des Loges.

L’inquiétude monte autour de Kvaratskhelia

Sorti blessé à la mi-temps lors du match contre Auxerre le 27 septembre dernier (6e journée de Ligue 1), Kvaratskhelia n’a plus disputé la moindre minute avec le PSG depuis. En convalescence depuis lors, l’ancien joueur du Napoli était sur la voie d’un retour progressif. Luis Enrique et le staff médical avaient élaboré un protocole précis pour éviter toute rechute. Pourtant, le sélectionneur géorgien Willy Sagnol a préféré convoquer son joyau offensif pour les matchs de qualification de l’Euro 2028 face à l’Espagne et la Bulgarie.

Selon le journaliste Abdellah Boulma, cette décision ne fait pas l’unanimité au sein du PSG. Bien que la volonté du joueur de défendre les couleurs de sa patrie soit compréhensible, les dirigeants franciliens restent inquiets. Et pour cause : l’infirmerie affiche complet. L’absence prolongée de Kvara serait un coup dur supplémentaire pour un secteur offensif déjà décimé.

Une attaque parisienne en souffrance

Depuis le début de la saison, les forfaits s’enchaînent dans le secteur offensif du PSG. Ousmane Dembélé, João Neves, Fabian Ruiz et désormais Bradley Barcola sont tous passés par la case infirmerie. À cela s’ajoutent les absences inquiétantes de Désiré Doué et du jeune Mayulu. Si Kvaratskhelia venait à aggraver sa blessure lors de cette trêve internationale, cela pourrait laisser Luis Enrique avec un choix limité d’options capables de dynamiter les défenses adverses.

Côté performances, la blessure de Kvara arrive à un moment difficile : le PSG doit disputer un mois de novembre capital avec notamment une double confrontation cruciale en Ligue des champions et plusieurs affiches importantes en Ligue 1. Si l’ailier géorgien venait à prolonger son indisponibilité, Paris pourrait perdre beaucoup plus qu’un simple joueur. L’équilibre offensif de l’équipe serait alors profondément impacté, dans un contexte où le club de la capitale cherche un nouveau souffle post-Mbappé.

Le dilemme des sélections nationales

Ce nouvel épisode relance un vieux débat entre clubs et sélections nationales. Bien qu’aucune règle ne puisse empêcher un joueur apte à jouer d’être appelé, les clubs investissent lourdement financièrement et physiquement dans leurs effectifs. La présence de joueurs convalescents en sélection est vécue comme une trahison silencieuse par certains dirigeants. Dans le cas de Kvaratskhelia, Paris avait clairement exprimé ses doutes, misant sur une gestion prudente pour éviter une rechute. La situation actuelle montre, une nouvelle fois, le manque d’harmonisation entre les intérêts clubs et pays.

Rappelons que selon l’UEFA, un joueur blessé peut demander une exemption, mais le choix final revient au sélectionneur. En maintenant Kvara dans le groupe, Willy Sagnol prend un risque, autant pour son joueur que pour sa relation avec Paris. D’autant plus que la Géorgie, mathématiquement déjà barrée pour la première place de son groupe, a peu à jouer sportivement dans ces matchs qualificatifs.

Quel impact pour les compétitions à venir ?

Alors que la phase de groupes de Ligue des champions bat son plein, et que la Ligue 1 reste plus compétitive que jamais avec un Olympique de Marseille en regain de forme et un Monaco solide, le PSG ne peut pas se permettre de perdre un nouveau cadre. Si Kvaratskhelia devait revenir blessé, c’est toute la rotation de Luis Enrique qui en serait affectée. Il faudra surveiller de près les deux matchs de la Géorgie et espérer que le numéro 7 parisien soit utilisé avec parcimonie… si utilisation il y a.

Conclusion : en pleine route vers un 12e titre de champion, et avec des ambitions claires en Ligue des champions, chaque blessure compte. Le cas Kvaratskhelia incarne ces tensions permanentes entre calendrier international, ambition nationale et gestion humaine des effectifs. Pour l’instant, Paris doit croiser les doigts, et espérer que ce détour géorgien ne laisse pas de trace.

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