Donnarumma accablé par la presse italienne : quelles conséquences pour l’ex-portier du PSG ?

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par Maxime Nauzit

Même dans la victoire, certaines erreurs pèsent lourd. L’Italie s’est imposée 3-1 face à l’Estonie, mais c’est bien la bourde de Gianluigi Donnarumma qui fait la Une des journaux. Une passe manquée, une sortie hésitante… et soudain, un ancien héros du PSG devient symbole d’instabilité pour la Nazionale.

Une victoire entachée d’un moment d’égarement

Alors que Luciano Spalletti avait demandé à ses troupes de faire bonne figure à domicile face à une Estonie a priori largement inférieure, l’Italie a répondu présent sur le plan offensif. Mais dans les buts, c’est une autre histoire. À la 68e minute, Donnarumma se troue sur un centre flottant et peu dangereux. Le ballon lui échappe inexplicablement des mains et atterrit dans les pieds de Rauno Sappinen, buteur estonien d’un soir (source : RAI Sport). Si le score final reste sans appel (3-1), la bourde n’a pas tardé à faire trembler la presse transalpine.

Il Messaggero évoque un acte « incommentable » et ajoute : « le ballon est inoffensif, mais Gigio le laisse filer, trop complaisant ». Le Corriere della Sera confirme : « L’erreur est grave (…) Un manque de concentration qu’un joueur de son calibre ne peut pas se permettre ». Les critiques sont unanimes : cette inattention est tout sauf anodine, surtout à huit mois d’une Coupe du monde qui commence déjà à faire monter la pression.

Un mal récurrent pour l’ancien gardien du PSG ?

Pour beaucoup, cette bévue n’est pas un cas isolé. Elle intervient à peine quelques semaines après un autre loupé face à Israël, où Donnarumma avait encaissé un but gag en tout début de match (victoire 5-4 de l’Italie). Une répétition d’erreurs qui inquiète, surtout quand on se rappelle que le portier n’en est pas à son premier épisode d’inconstance psychologique, même du temps où il portait les couleurs du Paris Saint-Germain.

À Paris, on se souvient encore du huitième de finale aller face au Real Madrid (2022), où son erreur de relance avait précipité l’élimination du PSG. Une mésaventure qui semble aujourd’hui se rejouer sous une autre tunique. Étonnant pour un gardien de 26 ans, couronné champion d’Europe en 2021, et censé entrer dans son âge d’or…

Une menace pour sa place de numéro 1 en sélection ?

Luciano Spalletti, fraîchement nommé à la tête de la Squadra azzurra, mise encore sur l’expérience de Donnarumma, mais jusqu’à quand ? Derrière, des noms comme Marco Carnesecchi (Atalanta) ou Guglielmo Vicario (Tottenham) poussent fort. La bataille pourrait se durcir dans les prochains mois, surtout si Gigio continue à se faire remarquer pour de mauvaises raisons.

Du côté du PSG, même si le nom de Donnarumma appartient désormais au passé après son transfert à Manchester City à l’été 2024, les supporters parisiens suivent toujours d’un œil attentif l’évolution de leur ex-portier. Difficile de ne pas comparer ses performances avec celles d’Arnau Tenas ou du gardien titulaire actuel, espagnol, qui séduit par sa régularité et son jeu au pied.

Quel impact sur la préparation de l’Italie au Mondial 2026 ?

Alors que l’Italie accuse six points de retard sur la Norvège d’Erling Haaland dans son groupe de qualification pour la Coupe du monde 2026, chaque détail compte. Donnarumma, en tant que capitaine et titulaire historique, se doit d’être irréprochable. Son instabilité remet en cause non seulement son statut individuel mais aussi la solidité défensive d’un groupe qui s’appuie sur un nouveau cycle post-Euro 2021.

À moins d’un retournement de situation ou d’une descente dans la hiérarchie, Donnarumma devrait conserver sa place pour les prochains rassemblements. Mais la pression médiatique, combinée à la montée en puissance de jeunes concurrents, pourrait accélérer un changement de cap. En attendant, cette erreur face à l’Estonie reste un signal d’alarme pour une Nazionale qui n’a plus de joker à brûler.

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