PSG : La revanche de Luis Enrique avec Vitinha en chef d’orchestre

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par Maxime Nauzit

Le Paris Saint-Germain a frappé fort cette semaine avec un écrasant 7-2 infligé au Bayer Leverkusen en Ligue des champions. Et s’il y a bien un joueur qui a brillé dans cette démonstration européenne, c’est Vitinha. Longtemps pointé du doigt pour son irrégularité, le milieu portugais s’impose aujourd’hui comme le métronome incontournable du PSG version Luis Enrique. Un choix tactique fort que le coach espagnol ne regrette plus une seconde.

Vitinha, un n°6 qui fait taire les critiques

Quand Luis Enrique a repositionné Vitinha en sentinelle, beaucoup ont levé les sourcils. Aligné devant la défense, dans un rôle hybride entre le meneur de jeu reculé et le récupérateur moderne, le Portugais a d’abord essuyé les critiques. Mais l’ancien joueur du FC Porto a fait taire les sceptiques à la faveur d’un début de saison 2024-2025 exceptionnel.

Auteur d’un but contre Leverkusen et d’une prestation pleine d’autorité, Vitinha a été salué par Luis Enrique après la rencontre : « Il a été incroyable, il a contrôlé le ballon au moment le plus important (…). Beaucoup m’ont critiqué quand je l’ai mis numéro 6 », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par L’Équipe.

En le positionnant en n°6 créatif, Enrique a cassé les codes d’un milieu typique à la Verratti, se servant de la technique et de la vision de jeu de Vitinha pour dicter le tempo. Ce rôle hybride, exigeant, rappelle celui de joueurs comme Xavi ou Luka Modric – deux profils que le technicien espagnol connaît bien.

Un PSG conquérant et collectif

Au-delà du seul cas Vitinha, c’est l’ensemble du PSG qui a impressionné face à Leverkusen. Transitions rapides, pressing intelligent, efficacité devant le but : le plan de jeu de Luis Enrique semble (enfin) assimilé. Et les résultats suivent : trois victoires en autant de matchs en Ligue des champions, et actuellement co-leaders de Ligue 1 avec Monaco.

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité d’une saison 2023-2024 historique, où le PSG a remporté la Ligue des champions pour la première fois. Un déclic que Luis Enrique ne manque pas de souligner : « Aujourd’hui, tout le monde sait à Paris que nous pouvons gagner. Tous les joueurs le savent », confiait-il encore après la rencontre.

Le coach andalou assume son ambition : gagner avec style, et surtout avec tout le monde impliqué. Exit l’hégémonie de Kylian Mbappé – désormais au Real Madrid – place à un collectif huilé où les individualités brillent dans un système plus fluide.

Objectif doublé européen ?

Le PSG a-t-il les armes pour conserver sa couronne européenne ? Difficile de l’affirmer en octobre, mais les signaux sont positifs. La profondeur de banc (Ugarte, Zaire-Emery, Barcola, Ramos…), la montée en puissance de cadres comme Dembélé ou Marquinhos, et la capacité de Luis Enrique à faire évoluer son onze selon l’adversaire donnent au PSG des options stratégiques qu’il manquait par le passé.

Mais rien n’est gagné. Comme le souligne Enrique : « Il y a quatre ou cinq équipes de notre niveau en Champions League », parmi lesquelles le Real Madrid de Mbappé, Manchester City ou encore le Bayern Munich revanchard. La route vers la finale à Munich en mai 2025 sera périlleuse.

Conclusion : un PSG enfin mature ?

Avec un Vitinha au sommet de son art, une philosophie de jeu affirmée et un coach plus que jamais en phase avec son effectif, le Paris Saint-Germain montre des signes de maturité qu’on ne lui connaissait pas. Si l’histoire retiendra peut-être 2024 comme l’année de la consécration, 2025 pourrait être celle de la confirmation – une mission encore plus difficile, mais pas impossible. Et pour cela, toute l’Europe fera bien de garder un œil sur le maestro portugais et son chef d’orchestre sur le banc.

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