Il aurait dû être l’un des piliers du parcours du PSG en Ligue des Champions et un leader pour le Maroc lors de la CAN 2025. Mais Achraf Hakimi, victime d’un tacle violent face au Bayern Munich, regarde désormais les terrains depuis l’infirmerie. Une absence lourde de conséquences pour Paris comme pour sa sélection. Pourtant, au-delà du choc de sa blessure, c’est un message d’espoir et de solidarité qui a été transmis depuis le Maroc.
Une blessure qui change la donne pour le PSG
Lors du huitième de finale aller de la Ligue des Champions entre le PSG et le Bayern Munich, Achraf Hakimi a été victime d’un tacle mal maîtrisé du Colombien Luis Díaz. La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux et dans la presse, montre la cheville du latéral droit complètement coincée sous le corps de l’attaquant bavarois. Résultat : une entorse grave confirmée par un communiqué officiel du club parisien, avec une absence estimée à plusieurs semaines.
Cette blessure tombe au pire moment pour Luis Enrique. Le système de jeu du PSG, très axé sur les montées offensives des pistons, repose fortement sur l’activité de Hakimi côté droit. Remplacé depuis par Nordi Mukiele, le dynamisme et l’impact de l’international marocain manquent cruellement dans la construction offensive parisienne, comme en témoignent les prestations plus poussives du club depuis sa sortie sur blessure.
Au-delà de l’aspect tactique, cette indisponibilité pourrait avoir de sérieuses répercussions sur la fin de saison du PSG, engagé sur plusieurs fronts : Ligue 1, Ligue des Champions et Coupe de France. Sans Hakimi, le flanc droit perd en percussion, en justesse technique, mais aussi en leadership, tant le joueur est devenu une figure incontournable du vestiaire depuis l’après-Mbappé.
Le Maroc solidaire, un message qui marque
Si Paris tremble, le Maroc aussi retient son souffle. Alors que la Coupe d’Afrique des Nations, prévue en janvier 2026, se jouera à domicile pour les Lions de l’Atlas, l’absence potentielle de Hakimi serait un coup dur tant sur le plan sportif que symbolique. Pourtant, lors du match amical face au Mozambique (victoire 1-0), les supporters marocains ont tenu à lui rendre un vibrant hommage.
Sur une banderole déployée dans les tribunes du nouveau stade de Tanger, on pouvait lire : « Allah y chafik, courage Hakimi ! Les vrais guerriers ne lâchent jamais. Le Maroc te soutient à fond, tu es notre fierté ! #DimaHakimi ». Une déclaration d’amour puissante, partagée en story Instagram par Hakimi lui-même et largement relayée par les médias marocains et internationaux.
Dans une déclaration au média local le360.ma, le sélectionneur Walid Regragui a reconnu que « le moral du joueur reste bon » et que « l’espoir de le voir revenir pour la CAN n’est pas perdu ». Une ambition optimiste, mais qui dépendra avant tout de l’évolution physique de Hakimi, sous étroite surveillance des services médicaux du PSG.
Quel impact à long terme pour le PSG ?
Si l’état de santé d’Achraf Hakimi préoccupe, le PSG doit déjà s’adapter. Mukiele, peu utilisé en début de saison, a désormais une carte à jouer. Luis Enrique pourrait aussi réinventer son système, en intégrant davantage un jeu en triangle côté droit avec Vitinha et Asensio pour compenser.
Cette situation pose néanmoins une question stratégique pour le club : renforcer la profondeur à ce poste dès le mercato hivernal ? Les noms d’arrières droits comme Jeremie Frimpong (Leverkusen) ou Arnau Martinez (Gérone) sont régulièrement associés au PSG dans les derniers échos de la presse spécialisée, notamment selon L’Équipe et Fabrizio Romano.
En attendant, c’est un PSG affaibli mais déterminé qui poursuit sa route sans son soldat Hakimi. Son absence pourrait aussi fédérer le groupe, à l’image du soutien exemplaire reçu au Maroc. Et comme le dit la banderole : « Les vrais guerriers ne lâchent jamais« . Le retour de l’un des meilleurs latéraux droits au monde sera attendu comme le messie, aussi bien au Parc des Princes qu’à Casablanca.