CAN 2025 : Le retour stratégique d’Achraf Hakimi bouleverse les plans du PSG

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par Maxime Nauzit

Le PSG peut respirer, tout comme le Maroc. Victime d’une grosse entorse à la cheville gauche début novembre lors du choc face au Bayern Munich en Ligue des Champions, Achraf Hakimi revient à temps pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Une réelle aubaine pour la sélection marocaine… et un sujet sensible côté parisien.

Une blessure au timing parfait pour le Maroc

Le 4 novembre dernier, l’inquiétude était palpable au Parc des Princes lorsqu’Achraf Hakimi s’écroulait sur la pelouse après un tacle virulent de Luis Diaz. En larmes, le latéral droit pensait dire adieu à sa CAN «à domicile», organisée au Maroc à partir du 21 décembre 2025. Une situation qui a brièvement fait craindre le pire, tant pour le PSG que pour les Lions de l’Atlas.

Mais le diagnostic s’est rapidement révélé rassurant : entorse sévère, atteinte des ligaments internes de la cheville gauche, mais pas de fracture. Résultat : une indisponibilité de 6 à 8 semaines. Un contretemps, certes, mais un retour prévu pile au moment du coup d’envoi de la CAN.

Pour Walid Regragui, sélectionneur du Maroc, cette blessure pourrait même se révéler comme un mal pour un bien. Dans un reportage diffusé sur Canal+ (source : Canal Foot/Twitter, 22 novembre 2025), il confie : «Le top du top, honnêtement, c’est qu’il ait un truc juste pour qu’il revienne pile pour la CAN […] Comme ça au moins il s’est reposé, et surtout là [mentalement], je le connais, quand il va rentrer, ça va être un animal.»

Le PSG, en revanche, voit son latéral revenir directement pour un tournoi où l’intensité est maximale. Pas idéal dans une phase cruciale de la saison.

Un double impact : entre ambition continentale et calendrier parisien

Si Hakimi arrive gonflé à bloc pour porter le Maroc vers un possible sacre continental, l’enjeu est tout autre pour le Paris Saint-Germain. Luis Enrique, qui a déjà dû composer sans son défenseur lors de plusieurs matchs importants en Ligue 1 et en Ligue des Champions, devra encore gérer son absence pendant toute la durée de la CAN, prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.

Le club de la capitale sera privé d’un de ses cadres en plein cœur de l’hiver, une période souvent critique en termes de rythme et de résultats. Avec une rotation défensive déjà mise à rude épreuve ces derniers mois – Mukiele ayant alterné le bon et le moyen, et le jeune Yoram Zague encore en apprentissage – l’absence d’Hakimi pourrait poser de vrais problèmes, notamment défensivement sur les transitions rapides.

Mais au-delà du terrain, c’est mentalement que la dynamique parisienne pourrait être touchée. Hakimi est un leader – sur et en dehors des terrains – et son retour à une pleine forme physique pour la CAN ne garantit pas qu’il reviendra sans fatigue ou sans risque de rechute après une compétition aussi exigeante.

Objectifs croisés : PSG et sélection marocaine comptent sur leur latéral

Pour le PSG, le défi sera de gérer l’après-CAN. Si Hakimi revient avec un titre ou une performance remarquée, cela pourrait relancer son second souffle pour la deuxième moitié de saison, toujours décisive pour le Championnat, la Coupe de France voire la Ligue des Champions si le PSG passe les phases de groupe.

Mais il faudra voir dans quel état physique il reviendra. L’histoire l’a montré : les retours de CAN peuvent être piégeux. En 2022, des joueurs comme Sadio Mané ou Ndidi étaient revenus épuisés physiquement. Luis Enrique et son staff devront anticiper ce paramètre, en planifiant un programme de régénération pour le Marocain dès son retour.

Côté marocain, le retour d’Hakimi est un vrai signe d’espoir. À 27 ans et avec une Coupe du Monde 2022 historique dans les jambes, Hakimi incarne l’expérience et la fierté d’une nation. Son rôle de leader défensif et de dynamiteur offensif depuis son aile droite sera déterminant, surtout dans un groupe largement à la portée des Lions de l’Atlas.

Conclusion : une CAN charnière dans un timing sensible

Ce retour d’Hakimi pour la CAN 2025 est une bénédiction pour le Maroc, et un calcul complexe pour le PSG. Si la gestion physique du joueur est équilibrée, tout le monde pourrait en sortir gagnant : Hakimi avec un trophée africain, le Maroc avec un leader inspiré, et Paris avec un latéral droit revigoré pour les ambitions européennes. Mais gare à la surchauffe : le PSG n’a pas les moyens de se priver d’Hakimi sur la durée.

Reste désormais à voir si le club parisien saura jongler entre compétitions nationales, échéances européennes et calendrier international sans perdre le fil. Car avec ou sans Hakimi, chaque match sera une pièce sur l’échiquier d’une saison décisive.

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