OM – Newcastle : une alliance anti-PSG inattendue avant leur choc européen

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par Maxime Nauzit

Alors qu’on s’attendait à une confrontation électrique entre les supporters de l’OM et ceux de Newcastle à la veille de leur duel crucial en Ligue des Champions, c’est une scène des plus surprenantes qui s’est dessinée dans les rues de Marseille. Entre chants communs et piques anti-parisiennes, les fans marseillais et anglais semblent avoir trouvé un terrain d’entente : leur aversion commune pour le Paris Saint-Germain.

Une rivalité mise entre parenthèses… au nom d’un ennemi commun

Dans le microcosme souvent sous tension du football européen, il arrive parfois que des alliances improbables émergent. Le lundi 24 novembre 2025 en a été l’illustration parfaite : autour du Vieux-Port et dans les rues centrales de Marseille, les chants hostiles au PSG ont résonné. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ont montré un impressionnant moment de communion entre ultras marseillais et fans des Magpies, entonnant en chœur un désormais tristement célèbre « Fuck PSG ».

La publication virale de Kerry Thompson (@KerryThompson02) sur X (anciennement Twitter), a symbolisé cette entente d’un soir : « So we’re agreed on that », a-t-il écrit, illustrant son post d’une vidéo tournée à Marseille montrant les supporters des deux camps unis dans leur animosité envers le club de la capitale.

Si l’animosité entre Paris et Marseille n’est plus à démontrer, pourquoi Newcastle a-t-il rejoint cette coalition anti-PSG ? Le club anglais, propriété du fonds souverain saoudien PIF, croise régulièrement la route du PSG sur le terrain… et dans les sphères diplomatiques du football business. Rivalité sportive en Ligue des Champions mais aussi opposition dans la course aux talents et à l’influence sur le marché des transferts : les tensions sont palpables depuis que les deux clubs font partie d’un cercle fermé de puissances émergentes du football européen.

PSG, figure centrale d’un football polarisé par les puissances financières

Cette hostilité partagée envers le Paris Saint-Germain mérite une analyse plus profonde. D’un côté, l’OM reste fidèle à sa culture populaire, son histoire anti-establishment et son image d’opposition à « l’ultra-capital » qu’incarne le PSG post-Qatar. De l’autre, Newcastle – malgré des moyens financiers comparables – est encore en train de construire sa légitimité historique. Pour une partie de ses supporters, Paris symbolise l’aboutissement (ou la caricature) de ce que le football peut devenir : un club monté en flèche grâce à des investissements extra-sportifs massifs.

Le football moderne est ainsi profondément divisé entre clubs patrimoniaux défendant une certaine idée romantique du jeu, et ceux, comme le PSG ou Newcastle, propulsés par des puissances financières mondialisées. Que Newcastle, pourtant lui-même érigé par le capital saoudien, s’allie symboliquement avec Marseille contre le PSG est sans doute révélateur du rejet que suscite encore Paris dans les mentalités de nombreux fans européens. Le club reste une tête de pont de l’influence qatarie en Europe, et cristallise nombre de critiques – à juste titre ou par pur ressentiment.

Quelles conséquences sur le PSG dans cette Ligue des Champions 2025 ?

Dans cette édition 2025 de la Ligue des Champions, le PSG, désormais privé de Kylian Mbappé parti briller sous les couleurs du Real Madrid, avance avec une équipe remaniée autour de figures comme Gonçalo Ramos, Xavi Simons et Ousmane Dembélé. Les Parisiens sont toujours dans la course, mais leur poids médiatique continue de provoquer une forme de rejet de la part des supporters d’autres clubs.

Cette hostilité ambiante, bien que symbolique, pourrait avoir un impact indirect sur la dynamique parisienne. Car le football ne se joue pas uniquement sur la pelouse. L’atmosphère, les pressions populaires, et la perception des clubs dans les cercles européens influencent psychologiquement les joueurs et intensifient les confrontations. Le PSG le sait : chaque match est un test, souvent amplifié par l’image polarisée qu’il véhicule.

Ainsi, même quand le club n’est pas sur la pelouse, il reste au centre des débats, des chants et des tensions. Une situation qui témoigne, paradoxalement, de sa place centrale dans l’univers footballistique européen… pour le meilleur et pour le pire.

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