Monaco – PSG : Pourquoi Lamine Camara a échappé au carton rouge, les explications du VAR

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par Maxime Nauzit

Le PSG a frôlé la catastrophe vendredi soir face à l’AS Monaco lors de la 14e journée de Ligue 1. Mais ce n’est pas seulement le score (2-2) qui fait parler : c’est surtout ce tacle ravageur de Lamine Camara sur Lucas Chevalier, passé entre les mailles du filet arbitral. Alors que les supporters attendaient une expulsion immédiate, seule une sanction légère est tombée. RMC Sport a levé le voile sur cette décision controversée. Plongée dans les dessous de l’affaire.

Un tacle incompréhensiblement sanctionné d’un simple jaune

La scène se déroule à la 12e minute. Sur une action rapide, Lamine Camara s’élance dans un duel avec Lucas Chevalier, récemment titularisé dans les cages parisiennes. Le milieu monégasque arrive lancé et écrase son pied sur la cheville du gardien, dans un geste difficile à défendre, tant par son intensité que par sa dangerosité. L’arbitre Clément Turpin, pourtant bien placé, brandit un simple carton jaune.

Tempête immédiate sur les réseaux sociaux et dans les tribunes. L’indignation monte d’un cran chez les supporters parisiens et les observateurs, certains comparant l’action à d’autres exclusions récentes bien plus « légères ». Une question s’impose : Pourquoi le VAR n’est-il pas intervenu ?

VAR actif… mais pas convaincu

Contrairement à ce que certains croyaient, le VAR est bien intervenu sur cette action, comme l’a confirmé RMC Sport. Jérémie Pignard, en charge de l’assistance vidéo, et Gaël Angoula, en relais avec le terrain, ont échangé avec Clément Turpin. Mais leur diagnostic est limpide : selon leur appréciation, les critères d’une expulsion directe n’étaient pas réunis.

Dans les faits, cela signifie que l’action a été analysée à la vidéo… mais que les officiels du VAR n’ont jamais demandé à l’arbitre de terrain d’aller visionner lui-même les images. Et donc, pas de « check terrain », pas de renversement de décision.

Ce choix fait débat. Le règlement est pourtant clair : tout acte mettant en danger l’intégrité physique d’un joueur peut justifier une exclusion directe. Dans le cas de Camara, l’intensité du contact, la position du pied et le risque pour la cheville de Chevalier semblaient réunir ces critères. Le débat est désormais relancé au sein de l’arbitrage français.

Un nouvel épisode dans la série des polémiques d’arbitrage

Ce n’est pas la première fois cette saison que le PSG se retrouve au cœur d’une affaire d’arbitrage controversée. Rappelons par exemple l’oubli d’un penalty évident face à Rennes lors de la 7e journée ou encore l’exclusion sévère de Marco Asensio contre Lens. Les erreurs d’appréciation semblent s’accumuler et fragiliser la confiance dans l’arbitrage, notamment lorsqu’il s’agit d’un club aussi exposé que le Paris Saint-Germain.

Cette affaire tombe d’ailleurs au mauvais moment : ce lundi se réunissent la DTA (Direction Technique de l’Arbitrage), la LFP, les représentants des clubs et le syndicat Foot Unis. Ce choc Monaco-PSG pourrait bien être l’un des premiers dossiers analysés à Clairefontaine, où les décisions arbitrales du week-end sont scrutées au microscope.

Conséquences pour le PSG dans la course au titre

Au-delà de la frustration, cet incident n’est pas anodin. Lucas Chevalier, touché à la cheville, pourrait manquer plusieurs rencontres, une épine dans le pied de Luis Enrique en cette période charnière. Le PSG enchaîne les matches tous les trois jours entre Ligue 1, Ligue des Champions et bientôt la Coupe de France (tirage des 32es attendu cette semaine). Le rendement de l’équipe parisienne dépend fortement de sa stabilité défensive, surtout en l’absence prolongée de Donnarumma, blessé jusqu’à début janvier.

Sur le plan mental, c’est aussi un coup dur pour un groupe qui avait entamé une montée en puissance depuis le départ de Kylian Mbappé. Sans son leader offensif historique, le collectif a pris plus d’importance que jamais. Mais les décisions arbitrales comme celle-ci ont le pouvoir de perturber sérieusement la dynamique.

Reste désormais à voir si la DTA reconnaîtra une erreur ou maintiendra la position de ses arbitres. Dans tous les cas, l’arbitrage français devra apporter des réponses claires, sous peine de réveiller de vieux démons au sein de la Ligue 1.

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