Alors que la phase de ligue de la Ligue des champions 2025-2026 bat son plein, tous les regards sont braqués vers le Paris Saint-Germain, champion en titre. Un objectif clair : réaliser un doublé historique et affirmer un peu plus sa domination sur l’Europe. Mais dans un format élargi et face à une concurrence féroce comme le Real Madrid, le Barça, ou même Liverpool, rien n’est joué.
Un départ tonitruant pour le PSG
Porté par un collectif en pleine maturité et une animation offensive retrouvée, le PSG a entamé cette phase de ligue tambour battant. Dès la 1ère journée, les Parisiens n’ont laissé aucune chance à l’Atalanta (4-0), avec une performance magistrale de Gonçalo Ramos (doublé) et un pressing étouffant à la récupération.
Le déplacement au Camp Nou le 1er octobre a marqué les esprits : une victoire 2-1 contre Barcelone, dans un choc très suivi à l’échelle européenne. Malgré la baisse de régime face au Bayern Munich au Parc (1-2, 4ème journée), Luis Enrique a ensuite réajusté son système avec brio, ramenant un large succès de Leverkusen (7-2) et une nouvelle démonstration contre Tottenham (5-3 à Paris).
Avant les deux dernières journées (à Bilbao et face à Newcastle), le PSG affiche déjà quatre victoires en cinq matchs, le plaçant en très bonne position pour terminer dans le Top 8 de cette phase de championnat à 36 clubs. Une place qui lui offrirait un ticket direct pour les huitièmes de finale.
Le concurrent Real Madrid impressionne, Marseille se relève
Du côté du Real Madrid, où évolue désormais un certain Kylian Mbappé, la dynamique est également positive. Les Merengues écrasent Pafos (5-0), s’en sortent de justesse à Marseille (2-1), mais tombent contre Liverpool (1-0) puis lors d’un déplacement piège à Chypre face à Pafos (1-0). Leur force collective et les fulgurances de Mbappé restent un atout redoutable pour leur qualification.
En parallèle, l’Olympique de Marseille, de retour au sommet continental après trois ans d’absence, a alterné le bon (victoire 4-0 contre l’Ajax, succès à Lisbonne face au Sporting) et le moins convaincant (défaite contre Atalanta à domicile 0-1). Une victoire 3-2 contre l’Union Saint-Gilloise leur permet toutefois de rester dans la course aux barrages.
Pour l’AS Monaco, c’est en revanche plus compliqué. Avec deux nuls (contre City et Pafos) et une lourde défaite à Bruges (4-1), les Monégasques devront compter sur un exploit contre la Juventus ou le Real Madrid pour espérer jouer les matchs à élimination directe.
Analyse : les forces et faiblesses du PSG dans ce marathon européen
Luis Enrique a trouvé un équilibre tactique enthousiasmant. Son 4-3-3, modulable en 3-4-3 en phase offensive, met en lumière le retour en grâce de Vitinha, impérial à la construction, et un trio offensif Dembélé–Ramos–Asensio très complémentaire. L’absence de Mbappé a été digérée, mieux : elle oblige le collectif à hausser son niveau.
Cependant, quelques signaux faibles subsistent : la défaite face au Bayern a mis en lumière certaines fragilités défensives, notamment dans les transitions rapides. De plus, la gestion du calendrier demeure complexe, avec un enchaînement Ligue 1–C1 dense jusqu’en janvier.
Mais avec un effectif élargi et une rotation mieux anticipée que les saisons précédentes, le PSG parait outillé pour viser très haut. Si la dynamique se maintient, le club parisien pourrait terminer la phase de ligue dans le Top 4, ce qui renforcerait considérablement ses chances en phase à élimination directe.
Quelle suite pour les Parisiens ? Les enjeux des deux derniers matchs
Le PSG se déplacera à San Mamés le 10 décembre pour affronter l’Athletic Club, un adversaire coriace à domicile. Puis, il recevra Newcastle (le 28 janvier), une équipe anglaise accrocheuse toujours en lice pour une qualification au barrage.
Avec une qualification directe quasi-assurée, l’objectif sera d’obtenir le meilleur classement possible pour un huitième de finale plus abordable. Mais attention, car un simple faux-pas pourrait condamner Paris à passer par un barrage périlleux.
Dans une Ligue des champions à 36 clubs et un seul tableau (sans groupes), chaque match compte. Et pour le PSG, chaque point peut rapprocher d’un doublé historique jamais accompli par un club français.
La route est encore longue. Mais si Paris conserve sa régularité et maîtrise ses temps faibles, l’Europe pourrait bien vibrer, encore une fois, aux couleurs rouge et bleu.