Le Paris Saint-Germain s’est heurté, ce mardi soir, à un déplacement compliqué sur la pelouse brûlante de San Mamés pour y affronter l’Athletic Bilbao, à l’occasion de la 6e journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions 2024-2025. Dans une atmosphère électrique, les hommes de Luis Enrique ont livré une prestation en demi-teinte, freinés par un pressing constant et une équipe basque survoltée. Retour en détail sur les performances individuelles des Parisiens.
Une défense sous pression, mais Safonov a répondu présent
Matveï Safonov, titularisé en l’absence de Lucas Chevalier, a sorti un match solide (6,5/10) pour sauver les siens à plusieurs reprises. Sa lecture des trajectoires et sa parade décisive sur un coup franc de Berenguer ont évité l’ouverture du score. Dans les airs, il a rassuré et contenu les assauts répétés des Basques.
En revanche, la charnière centrale a souffert. Marquinhos (4,5/10), diminué à la cheville, n’a pas su imposer son leadership. Heureusement, son remplaçant, Zabarnyi, a tenu son rang en seconde période, sans briller mais en se montrant solide dans les duels. William Pacho (5/10) a connu une soirée frustrante, sur la défensive face à la vivacité des attaquants adverses.
Sur les côtés, Nuno Mendes (5/10) a alterné bonnes intentions et imprécisions. S’il a réussi quelques récupérations cruciales, ses pertes de balles dangereuses ont mis l’équipe en difficulté.
Un milieu travailleur, mais parfois dépassé
Luis Enrique avait reconduit son trio de confiance au milieu, mais tous ne se sont pas montrés à la hauteur. Warren Zaïre-Emery (6,5/10), capitaine technique, a alterné solidité défensive et projections offensives inspirées, malgré le pressing incessant de Bilbao. Son centre pour Mayulu aurait pu faire mouche. L’un des meilleurs Parisiens de la soirée.
Joao Neves (6/10) a eu des passages à vide, multipliant les pertes de balle sous la pression, mais sa générosité dans le repli défensif et l’organisation du jeu a permis au PSG de rester compact. Vitinha (5,5/10), en revanche, a peiné à trouver son rythme, manquant d’impact dans les transmissions et rarement tranchant dans la dernière passe.
Fabián Ruiz (6,5/10), lui, a gagné en influence après la pause, multipliant les frappes (sans succès) et les appels dans la surface. À défaut d’être décisif, il a mis en difficulté la défense basque sur plusieurs séquences.
Des ailes en difficulté, un manque d’efficacité offensive
Sur le front de l’attaque, les Parisiens ont trop souvent été muets. Bradley Barcola (5,5/10) a démarré tambour battant mais s’est vite éteint. Pourtant, sa barre transversale en seconde période aurait pu tout changer. Une meilleure lecture de jeu, notamment sur une action où Kvaratskhelia était seul, aurait offert une réelle occasion de but.
Khvicha Kvaratskhelia (5/10), lui, n’a jamais réellement trouvé sa zone préférentielle. Surveillé de près, le Géorgien a été muselé, incapable de créer des différences notables. Très peu d’influence, même en deuxième période.
Enfin, Senny Mayulu (6/10) s’est montré volontaire et percutant. Positionné en pointe, le jeune Parisien a été l’un des rares attaquants à réellement inquiéter Unai Simon, tout proche d’ouvrir le score en première période.
Quelle analyse pour Luis Enrique et le PSG ?
Ce match nul à Bilbao vient rappeler au PSG que la Ligue des Champions ne pardonne aucune approximation. C’est dans l’intensité que les Parisiens ont flanché, incapables de déployer leur jeu habituel face à l’agressivité orchestrée par Ernesto Valverde.
D’un point de vue stratégique, Luis Enrique devra trouver des solutions pour répondre au pressing haut, notamment en optimisant la relance de ses défenseurs et en ajustant le positionnement de ses milieux. Ce match souligne également un enjeu majeur : l’absence d’un buteur clinique. En l’absence de Mbappé, parti au Real Madrid, le PSG peine à convertir ses temps forts en buts.
Mais tout n’est pas à jeter. La solidité mentale affichée, notamment par Safonov, Zaïre-Emery ou encore Ruiz, montre que l’équipe reste capable de tenir sous pression. Pour espérer aller loin dans cette compétition, Paris va devoir hausser son niveau d’intensité… et d’efficacité offensive. Le prochain tour sera révélateur.