Le PSG peut nourrir des regrets, et pas qu’un peu. En déplacement à San Mamés pour affronter l’Athletic Club, les hommes de Luis Enrique ont concédé un match nul frustrant (0-0). Mais au-delà d’un manque de réalisme dans les derniers mètres, ce sont surtout deux décisions arbitrales contestables qui font grincer des dents côté parisien. Retour sur un soir où l’arbitrage, signé Daniel Siebert, s’est retrouvé au cœur de la polémique.
Un penalty oublié sur João Neves ?
La première polémique émerge dès la 17e minute. Après une superbe transversale de Nuno Mendes, Khvicha Kvaratskhelia envoie un centre rapide vers João Neves au point de penalty. Le milieu portugais contrôle et s’apprête à frapper, lorsqu’il est violemment bousculé dans le dos par Yuri Berchiche. La faute paraît évidente : déséquilibre flagrant, chute, et aucune tentative de jouer le ballon. Pourtant, ni l’arbitre allemand Daniel Siebert, ni la VAR n’interviennent. Une décision incompréhensible, d’autant que la situation s’est jouée sous les yeux du corps arbitral.
Des ralentis diffusés par beIN Sports montrent clairement la main de Berchiche poussant Neves sans contestation possible. Même réaction outrée chez les consultants, à l’image de Laure Boulleau qui déclarait en plateau : « Là, ça part très mal. Il y a une faute évidente. » Ce penalty refusé aurait pu débloquer la rencontre, et changer la dynamique en faveur du PSG.
Un tacle dangereux sur Marquinhos… sans carton
Seconde grosse controverse à la 30e minute. Marquinhos, précieux dans l’axe malgré les assauts basques, est victime d’un tacle aussi inutile que brutal d’Oihan Sancet. Pied en avant, studs plantés au-dessus de la cheville : la définition classique d’un tacle pouvant provoquer une exclusion directe. Là encore, Siebert ne sort même pas un jaune. Et comble de la sanction indirecte : Marquinhos, touché, doit céder sa place à Lucas Beraldo à la mi-temps.
Cette scène n’a pas manqué de faire réagir les supporters et observateurs du football. Les anciennes directives de l’UEFA, actualisées en 2024, sont pourtant claires sur ce type d’intervention : le danger mis en jeu prime sur l’intention. En d’autres termes, un tacle de ce genre doit entraîner l’expulsion. Mais là encore, flou, et manque de réaction.
Des décisions lourdes de conséquences dans la course à l’Europe
Ce nul contre Bilbao a des implications concrètes pour le PSG. Dans la perspective de la phase de groupes de Ligue des Champions 2024-2025, les points perdus à San Mamés – une enceinte toujours piégeuse – pourraient peser lourd dans la balance pour la première place. D’autant que le Real Madrid, désormais emmené par un Kylian Mbappé redoutable, continue de dérouler dans son groupe.
Ce match rappelle une tendance inquiétante du PSG en Coupe d’Europe : une certaine malchance, voire des suspicions autour de décisions arbitrales récurrentes. Depuis plusieurs saisons, des rencontres charnières ont été entachées d’erreurs à sens unique. Un mal récurrent que Luis Enrique a tenté de relativiser en conférence de presse : « On ne contrôle pas l’arbitre, on doit se concentrer sur ce qu’on maîtrise, notre jeu. » (source : conférence d’après-match UEFA.com).
Toutefois, l’organe européen aurait ouvert une enquête interne sur l’arbitrage de cette rencontre, selon des informations de RMC Sport. Si ces erreurs sont officialisées, cela pourrait rouvrir un débat latent sur l’instauration d’un VAR centralisé à l’instar de ce que propose désormais la Premier League.
Conclusion : frustration parisienne, mais marge de progression
Les Parisiens peuvent frustrés, à raison. Mais ce match montre aussi que malgré les embûches, le PSG version 2025 reste solide, même sans Kylian Mbappé. João Neves monte en puissance, Kvaratskhelia progresse dans l’animation offensive et la défense reste compétitive, malgré la blessure de Marquinhos. Reste désormais à transformer la frustration en motivation, avec des échéances clés à venir contre Dortmund et le Bayer Leverkusen.
Un message très clair : avec ou sans l’arbitre, ce PSG doit trouver les ressources pour faire tomber tous les verdicts sur le terrain. Paris ne veut plus subir. Paris veut convaincre.