Malgré un nouveau trophée glané par les hommes de Luis Enrique, la finale de la Coupe Intercontinentale a laissé un goût amer au PSG. Le milieu offensif sud-coréen Lee Kang-in a quitté prématurément la pelouse, touché à la cuisse gauche, soulevant une nouvelle fois la question cruciale : jusqu’où les blessures vont-elles freiner les ambitions parisiennes ?
Une alerte physique inquiétante lors d’un match de prestige
Face à Flamengo, Luis Enrique avait fait un choix tactique fort avec l’alignement de Lee Kang-in dès le coup d’envoi, préféré à Bradley Barcola et à un Ousmane Dembélé encore en phase de récupération. Une titularisation qui soulignait le rôle croissant du Sud-Coréen dans la rotation offensive du PSG cette saison 2024-2025.
Mais après seulement 35 minutes de jeu, tout a basculé. Manifestement gêné musculairement, Lee s’est assis sur la pelouse du Stade International de Doha, demandant immédiatement l’intervention du staff médical. Accompagné de deux soigneurs, il a quitté le terrain visiblement en souffrance, sous les regards dubitatifs du banc parisien. Senny Mayulu a alors été lancé dans l’arène à la 38e minute.
Selon Canal Plus, le joueur va passer dans les prochaines heures une batterie d’examens pour évaluer la gravité de la blessure et la durée potentielle de son indisponibilité. Le PSG, de son côté, n’a pas encore communiqué officiellement, mais l’inquiétude est palpable.
Une spirale inquiétante pour l’effectif parisien
Lee Kang-in fait partie des rares éléments parisiens à avoir été relativement épargné par les blessures cette saison. Depuis août, il n’avait manqué que trois rencontres, et s’était affirmé comme un joker technique capable de dynamiter les défenses, en Ligue 1 comme en Ligue des champions. Son absence, si elle se confirme pour plusieurs semaines, poserait un problème réel de profondeur dans un secteur offensif déjà fragilisé.
Rappelons que Bradley Barcola alterne entre éclairs et passages à vide, Ousmane Dembélé est encore en gestion après un pépin musculaire, et Marco Asensio revient tout juste de blessure. Verratti, de retour dans le groupe récemment, manque encore de rythme international. Quant à Senny Mayulu, malgré un potentiel indéniable, il reste une option encore jeune et inexpérimentée à ce niveau de compétition.
Pour Luis Enrique, cette accumulation de pépins physiques devient un véritable casse-tête tactique. Alors que le PSG est toujours engagé sur trois fronts — Ligue 1, Ligue des Champions et désormais qualifié pour la prochaine Super Coupe intercontinentale — chaque absence rend la marge de manœuvre plus fine.
Quels ajustements pour Luis Enrique ?
Si Lee Kang-in devait être écarté des terrains pour plusieurs semaines, des réajustements seraient inévitables. L’une des options pourrait être de repositionner Vitinha plus haut, comme cela avait été testé à l’automne, ou d’installer définitivement Asensio dans un rôle axial, derrière Gonçalo Ramos ou Randal Kolo Muani.
Luis Enrique pourrait également accélérer l’intégration du jeune Mayulu, tout en espérant un retour complet d’Ousmane Dembélé pour recomposer un trio offensif stable. Mais avec un calendrier surchargé et des échéances majeures à venir — notamment le huitième de finale aller de Ligue des Champions début mars —, chaque choix pèsera lourd dans la dynamique collective.
Conclusion : une gestion de l’effectif sous haute tension
La blessure de Lee Kang-in intervient dans un contexte tendu à Paris. Si le PSG brille sur les terrains, en coulisses, la gestion physique de l’effectif devient un défi quotidien. En attendant les résultats des examens médicaux du Sud-Coréen, le staff médical et Luis Enrique doivent réévaluer leurs plans et anticiper les prochains chocs, notamment en Ligue des champions, où chaque absence pourrait coûter très cher.
Au-delà du simple contretemps, cette nouvelle blessure symbolise l’un des pièges de cette longue saison : rester compétitif malgré les aléas. Et Paris, plus que jamais, va devoir prouver que sa profondeur de banc est à la hauteur de ses ambitions continentales.