PSG : Des pertes de 37M€ sur le mercato ? Chevalier et Zabarnyi n’ont pas convaincu

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par Maxime Nauzit

Six mois après un mercato estival 2024 marqué par des investissements massifs, le PSG commence à en payer le prix. Les recrutements onéreux de Lucas Chevalier et Illya Zabarnyi inquiètent, tant par leurs performances sur le terrain que par leur chute de valeur sur le marché des transferts.

Un été coûteux qui soulève aujourd’hui des doutes

Le Paris Saint-Germain n’a pas lésiné sur les moyens pour compenser les départs et renforcer l’effectif durant le mercato estival 2024. Avec le départ de Gianluigi Donnarumma vers Manchester City, le club de la capitale a fait le pari Lucas Chevalier, jeune gardien alors prometteur à Lille. Montant de l’opération : 40 millions d’euros (hors bonus), un chiffre pouvant atteindre 55 millions selon les clauses activées jusqu’en 2030. À l’époque, ce transfert apparaissait logique : le portier formé au LOSC sortait de deux saisons solides en Ligue 1 et représentait un bel espoir français.

Six mois plus tard, le bilan est moins flatteur. Chevalier, perturbé par une adaptation difficile à la pression parisienne et quelques erreurs sous les projecteurs du Parc des Princes, a vu sa cote chuter à environ 35 millions d’euros selon Transfermarkt. Une perte de valeur de 20 % en l’espace d’un semestre, un chiffre qui pique pour l’état-major parisien.

Zabarnyi, une désillusion défensive à prix d’or ?

Dans le même temps, l’arrivée d’Illya Zabarnyi en provenance de Bournemouth avait également fait grand bruit. Recruté pour environ 63 millions (bonus compris jusqu’à 67 M€), le défenseur ukrainien était censé apporter solidité et rigueur à l’axe défensif parisien. Bien que son profil technique et son expérience précoce en Premier League étaient loués, l’adaptation au jeu parisien et à la concurrence interne s’est révélée bien plus compliquée que prévu.

Ses prestations en dents de scie, notamment en Ligue des Champions où son replacement parfois aléatoire a été sanctionné, ont coûté des points précieux au collectif de Luis Enrique. Sa valeur, elle aussi, a reculé pour se fixer autour de 50 millions d’euros sur Transfermarkt. On parle donc d’une dépréciation globale de près de 17 millions sur son cas seul.

Résultat des courses ? 103 millions d’euros investis pour deux joueurs aujourd’hui évalués à 85 millions. Soit une perte latente estimée à 37 millions d’euros en six mois.

Face à la concurrence, la pente est raide

Le PSG peut-il redresser la barre ? L’environnement ultra-concurrentiel du club ne facilite pas les choses. Dans les cages, la montée en puissance d’Matvei Safonov, héros tricolore lors de la Coupe Intercontinentale remportée face à Flamengo — avec quatre penalties arrêtés en finale —, relègue Chevalier au second plan. Et chez les défenseurs, William Pacho s’impose de plus en plus comme un incontournable grâce à sa polyvalence et son impact physique.

Pour Luis Enrique, l’équation devient complexe : maintenir la confiance envers deux recrues fragilisées, ou faire évoluer un onze type plus performant mais au détriment de joueurs coûteux ? D’autant plus que le club s’avance vers une seconde partie de saison décisive : phase à élimination directe en Ligue des Champions, un sprint final en Ligue 1, et une Coupe de France toujours à portée. Tous les choix seront scrutés, et l’inefficacité de certains investissements pourrait devenir un sujet brûlant à l’approche de l’été 2025.

Sur le plan stratégique, ces cas interrogent également sur la cellule de recrutement parisienne. Si l’ambition du PSG est louable, la rentabilité sportive et financière de ses achats doit suivre. Car malgré des moyens conséquents, le fair-play financier et la maîtrise des masses salariales imposent une gestion plus fine.

En définitive, Chevalier et Zabarnyi ont encore du temps pour prouver leur valeur, mais le PSG ne peut plus se permettre de perdre autant sur des paris aussi risqués. À eux désormais de renverser la tendance sur le terrain.

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