Le PSG a remporté le Trophée des Champions 2025 face à l’OM, mais un fait de jeu continue de faire débat : le penalty obtenu par Mason Greenwood. Si le score final sourit à Paris, les ralentis, eux, sèment le doute. Retour sur cette décision arbitrale controversée et ses implications pour le club de la capitale.
Un penalty litigieux qui relance le match
Alors que le PSG menait 1-0 dans ce nouveau Classique disputé sur terrain neutre à Casablanca, l’arbitre Thomas Léonard a sifflé un penalty en faveur de l’OM à la 68e minute pour un contact supposé entre Lucas Chevalier et Mason Greenwood. Ce dernier a converti la sanction pour égaliser, relançant les Phocéens dans une finale qui semblait échapper à leur contrôle.
Mais dès la première rediffusion, les soupçons s’installent. Aucune image ne montre un réel choc entre le portier parisien et l’attaquant marseillais, si ce n’est un effleurement causé par la chute anticipée de Greenwood. Pour Bruno Derrien, ancien arbitre international et consultant pour Le Parisien, la sentence est claire : « Ce penalty est sévère. Greenwood a bien joué le coup, mais le contact est à peine perceptible, s’il existe ». (Source : Le Parisien, janvier 2025)
Le rôle de la VAR en question
Plus que l’erreur initiale en direct, c’est l’attitude de la VAR qui interroge les observateurs. Car si l’erreur humaine est compréhensible à vitesse réelle, avec une vision parfois obstruée par les corps en mouvement, la vidéo se veut garante d’une justice plus précise. Or ici, la VAR n’a pas jugé le penalty comme une « erreur manifeste » et n’a donc pas invité Léonard à consulter les images sur le moniteur de touche.
« La VAR s’est mise à la faute » résume Derrien, pointant une mauvaise évaluation du degré d’erreur. Il ajoute : « À vitesse normale, on peut croire au contact, mais au ralenti, Greenwood anticipe le choc et amplifie la chute. » Cette décision technique a laissé planée l’ombre d’un déséquilibre sur la gestion arbitrale du match.
Un impact (heureusement) limité sur le résultat, mais révélateur
Heureusement pour le PSG, cette égalisation litigieuse n’aura pas eu d’incidence sur le dénouement : les Parisiens se sont imposés aux tirs au but (5-4), avec un Lucas Chevalier héroïque dans sa cage. Nul doute que ce coup du sort aurait fait couler beaucoup plus d’encre si le club de la capitale avait vu le Trophée des Champions lui échapper. Cette finale reste néanmoins symptomatique d’un arbitrage trop dépendant de l’interprétation au détriment de l’évidence visuelle :
- Une intervention tardive (ou absente) de la VAR qui fragilise la confiance des clubs et du public envers la technologie.
- Un joueur qui « joue le contact » sans réelle faute, soulignant l’importance de mieux identifier les simulations ou exagérations dans la surface.
Pour le PSG, cette affaire n’est pas sans conséquence. Le club, engagé sur plusieurs fronts en 2025 – Ligue 1, Ligue des champions, et Coupe de France – sait qu’un arbitrage discutable peut faire basculer une saison. Même si cette fois la pièce est retombée du bon côté.
Des enseignements pour Luis Enrique et la direction parisienne
Du côté du staff, cet épisode rappelle à Luis Enrique l’importance de la gestion émotionnelle en cours de match. Chevalier, incisif mais risqué dans sa sortie sur Greenwood, devra sans doute ajuster son niveau d’engagement et de lecture du jeu dans les grandes échéances. Quant à la direction, ce genre de polémique relance, en interne comme en externe, le débat sur le dialogue entre les clubs et les instances arbitrales.
Si Paris a su rester maître de son destin, nul doute qu’au club, on n’oubliera pas de sitôt ce penalty… qui n’en était sans doute pas un.