Le Paris Saint-Germain a encore frappé fort. Neuf mois après avoir humilié Benjamin Pavard en finale de Ligue des champions avec l’Inter Milan (5-0), le club de la capitale a récidivé contre l’OM ce dimanche soir. Même score, même abîme. Le défenseur international français vit décidément une relation très particulière – et douloureuse – avec les Parisiens. Focus sur cette nouvelle démonstration et sur ce qu’elle révèle du projet parisien version 2025.
Un scénario qui se répète : Pavard, victime (in)désignée ?
Depuis son arrivée à Marseille à l’été 2025, Benjamin Pavard espérait tourner la page après une fin de saison frustrante avec l’Inter Milan. Mais la claque infligée par le PSG au Parc des Princes (5-0) a brutalement ravivé les souvenirs du printemps dernier. En mai 2025, le Paris Saint-Germain avait en effet dominé de bout en bout les Nerazzurri en finale de Ligue des champions, par un score identique, envoyant un message fort à l’Europe… et brisant les rêves de titre de Pavard.
Ce dimanche, le scénario fut quasi identique. Une entame de match à sens unique, une pression constante sur la défense marseillaise, et un PSG impérial dans les derniers mètres. À chaque erreur olympienne, les Parisiens ont parfaitement su punir, avec un jeu léché, rapide et vertical – un modèle du genre qui laisse peu de place à l’approximation.
Un PSG en démonstration, un OM en perdition
Incontestablement, le PSG 2025 a atteint une maturité tactique et mentale rare. Sans Kylian Mbappé, parti au Real Madrid depuis l’été 2024, Luis Enrique a su remodeler son attaque autour d’un collectif soudé et précis. Les recrues Hugo Ekitike (de retour en grâce) et Gonçalo Ramos, désormais parfaitement intégrés au système parisien, ont dynamité la charnière olympienne dont Pavard, dépassé, a payé le plus lourd tribut.
Sur les ailes, Bradley Barcola et Ousmane Dembélé ont semé la panique, illustrant la nouvelle variété offensive du champion de France en titre. Le pressing orchestré par Vitinha et Manuel Ugarte, couplé à l’activité de Warren Zaïre-Emery au milieu, a étouffé toutes les tentatives de transition marseillaise.
À l’inverse, Marseille n’a pas existé. Igor Tudor, revenu sur le banc phocéen en cours de saison, n’a pas trouvé la formule pour contrer le rouleau compresseur parisien. Avec un Pavard souvent laissé seul face au nombre, les dés étaient pipés dès le coup d’envoi.
Quel avenir pour Pavard et que retenir pour Paris ?
Le cas Benjamin Pavard interroge : deux 5-0 en neuf mois face au même adversaire, avec deux maillots différents, dans deux compétitions majeures – cela ne peut plus être une coïncidence. Hasard cruel ou réelle déconnexion tactique face au schéma parisien ? Toujours est-il que le défenseur tricolore semble dépassé sur ces gros rendez-vous.
Du côté du PSG, cette écrasante victoire contre l’OM confirme une constance impressionnante dans les chocs. Et surtout, elle démontre que le départ de Mbappé, souvent perçu comme un affaiblissement majeur, a en réalité renforcé la cohérence du collectif parisien. Une équipe désormais moins dépendante d’un seul homme, mais capable de régaler face aux plus grands clubs, qu’ils s’appellent l’Inter ou l’OM.
Cap sur la Ligue des champions : un signal fort envoyé à l’Europe
À l’approche des huitièmes de finale de la Ligue des champions 2025-2026, cette prestation bluffante envoie un message clair : le PSG veut remettre la main sur l’Europe. Briller contre Marseille est une chose, récidiver dans les prochaines joutes continentales en sera une autre. Mais avec une telle maîtrise technique et émotionnelle, les Rouge et Bleu s’affichent à nouveau comme de sérieux prétendants.
Ce nouveau 5-0 contre Pavard n’est pas seulement une démonstration de force. C’est aussi un rappel – implacable – que le PSG version Luis Enrique sait frapper fort, vite, et au bon moment.