Le Classique a tourné à la démonstration. Au Parc des Princes, le Paris Saint-Germain a littéralement écrasé son rival historique, l’Olympique de Marseille, sur un score sans appel de 5-0. Une claque historique qui réveille les débats sur le vrai niveau d’un OM en pleine tourmente. Parmi les voix les plus virulentes : celle de Christophe Dugarry. Analysant la situation dans « Rothen s’enflamme » sur RMC, le champion du monde 1998 n’a pas mâché ses mots. De Zerbi et ses joueurs ? « Surcotés« , selon lui.
Un Classique à sens unique : le PSG mène la danse
La copie rendue par le PSG dans ce Classique restera sans doute l’une des plus abouties de la saison. Porté par un collectif huilé et une intensité maîtrisée, le club de la capitale a humilié l’OM sans trembler. Les buts de Vitinha, Dembélé, Barcola et Asensio ont symbolisé cette domination absolue.
Ce résultat fait mal à Marseille, qui continue de patiner malgré les intentions de jeu de Roberto De Zerbi. Recruté pour insuffler un appétit offensif inspiré de son passage remarqué à Brighton, l’Italien peine à transposer sa vision en Ligue 1. Et lorsqu’il s’agit d’affronter l’élite, les lacunes deviennent criantes.
Dugarry démonte : De Zerbi, Balerdi et un club sans repères
Invité sur RMC, Christophe Dugarry n’est pas passé par quatre chemins : « Marseille n’est pas invité à la table de la Ligue des champions. Marseille est invité pour les matchs qui ne comptent pas », a-t-il lâché. Pour lui, l’OM ne peut prétendre au top niveau européen, ni même concurrencer durablement des clubs comme Rennes ou Lens dans un bon jour.
Le technicien italien en prend pour son grade : « De Zerbi est un entraîneur surcoté, et ses joueurs le sont aussi ». Dugarry dénonce une illusion entretenue depuis des mois, entre mercato instable, discours enjôleurs et réalité cruelle sur le terrain. Le cas Balerdi, sans cesse titularisé malgré ses performances décevantes, cristallise selon lui ce mal marseillais. « Balerdi se traîne, c’est une savate », assène-t-il, jugeant incompréhensible sa présence dans le onze olympien et son statut de capitaine.
Là où le PSG creuse l’écart : stabilité et cohérence
Face à un OM en crise de repères, le PSG affiche une sérénité remarquable en ce début d’année 2025. Luis Enrique a trouvé son rythme de croisière. Privé de Kylian Mbappé, parti au Real Madrid à l’été 2024, le coach espagnol a su recréer une dynamique collective, reposant sur un jeu maîtrisé et un effectif profond.
La leçon de dimanche soir est claire. Tandis que Paris affiche une transition réussie post-Mbappé, avec un groupe compétitif en Ligue des champions (premier de son groupe en phase de poules), Marseille s’enlise. Eliminé en Ligue Europa par l’Union Saint-Gilloise après des prestations inquiétantes, l’OM peine à tenir le cap en L1, à six points du podium après vingt-deux journées.
Un climat tendu et des choix à venir
La pression monte à Marseille, où les supporters peinent à croire à une qualification en Ligue des champions via le championnat. Le mercato hivernal, qui n’a pas renforcé significativement le groupe, et les décisions parfois incompréhensibles de De Zerbi (comme cette recrue laissée en tribune face au PSG) ajoutent au brouillard ambiant.
Alors que le PSG trace sa route vers un nouveau titre national et vise les quarts de finale de C1 avec ambition, l’OM doit vite redresser la barre sous peine de vivre une nouvelle saison blanche. Strasbourg arrive samedi, et des réponses seront attendues. Mais les doutes, eux, sont désormais solidement installés.
Conclusion : Ce Classique a été plus qu’une défaite pour l’OM — il a été un coup de projecteur puissant sur un système qui se dérègle. À Paris, la continuité paie. À Marseille, on cherche encore les fondations. Et Christophe Dugarry n’a fait que verbaliser un malaise devenu trop évident pour être ignoré.