Le Classique 2025 a tourné à la démonstration. Dans un Parc des Princes en fusion, le Paris Saint-Germain a laminé l’Olympique de Marseille dans une prestation à sens unique. Si l’ensemble de la défense phocéenne a sombré, un homme cristallise toutes les critiques : Leonardo Balerdi. Et lorsque les anciens du club s’en mêlent, les mots peuvent être aussi lourds que les buts encaissés.
Un Classique à sens unique : le PSG en patron, l’OM en déroute
Dimanche soir, le PSG a encore affirmé sa domination sur son rival historique lors de ce Classique attendu. Score final : 5-0. Une véritable démonstration des hommes de Luis Enrique face à des Marseillais déboussolés, désorganisés et dépassés. Si les Parisiens ont brillé collectivement, l’OM a affiché des lacunes criantes, notamment en défense. Au centre de la tempête : Leonardo Balerdi.
Capitaine d’un soir, le défenseur argentin n’a pas réussi à endiguer les vagues parisiennes, ni à fédérer une arrière-garde explosive. Au micro de Ligue 1+, il reconnaissait lui-même l’échec collectif : « On ne vient pas ici pour faire ça. On est passés à côté de notre première période ». Une déclaration lucide, mais insuffisante face à l’ampleur du naufrage.
Rami fracasse Balerdi : « Tu devrais te concentrer sur ton football »
Invité à commenter la prestation olympienne sur Prime Video, Adil Rami n’a pas mâché ses mots. L’ancien défenseur de l’OM, champion du monde 2018, a visé directement Balerdi dans une analyse sans filtre : « Il passe son temps à chambrer les joueurs et à s’embrouiller avec eux. Tu es quand même le capitaine de l’OM, je pense que tu devrais un peu plus te concentrer sur le jeu, sur ton football et sur le fait de bien manier ta défense. »
Pour Rami, le mal est plus profond. Il dénonce une attitude installée sur la durée : « Depuis très longtemps, Balerdi ne joue pas ce rôle comme il devrait le jouer. Tu dois être le patron de ta défense dans la communication, dans la lecture du jeu. » Le point de rupture ? Le premier but encaissé dimanche, que l’ancien Sévillan estime totalement évitable : « Il doit voir, anticiper et le sentir. Aujourd’hui c’était flagrant car c’est une grosse manita face au PSG. »
Un Classique à double portée pour le PSG
Côté parisien, cette large victoire face au rival historique relance une dynamique positive dans une saison qui s’annonce charnière sans Kylian Mbappé, désormais madrilène. Le PSG de Luis Enrique, plus collectif, s’appuie désormais sur la montée en puissance de Gonçalo Ramos, Ousmane Dembélé ou encore Manuel Ugarte. Cette manita contre Marseille arrive au meilleur moment avant une série capitale en Ligue des champions et le sprint de la Ligue 1.
Cette humiliation fait aussi office de message fort : même sans Mbappé, le PSG reste un patron en France. Et face à un OM fragilisé, la suprématie parisienne ne fait aucun doute. Pour les supporters du Parc, c’est un symbole fort. Pour les dirigeants, une confirmation que l’identité de jeu mise en place par Luis Enrique porte ses fruits.
Marseille au bord de la crise ?
En revanche, cette correction pourrait avoir des conséquences lourdes côté marseillais. Balerdi, déjà dans le viseur des supporters depuis plusieurs mois pour son irrégularité, voit la critique s’institutionnaliser avec l’intervention de figures comme Rami. Dès samedi, contre Strasbourg, l’OM devra réagir et Balerdi aura l’obligation, autant morale que sportive, de montrer un autre visage.
Un accueil hostile est redouté au Vélodrome, où la défiance envers les joueurs se mue progressivement en crise d’identité. Marseille semblait avoir trouvé un certain équilibre sous son nouveau coach, mais ce Classique perdu avec autant de fracas replonge le club dans ses doutes.
En résumé, ce PSG – OM dépasse le cadre d’un simple Classique. Il éclaire deux dynamiques opposées : un Paris Saint-Germain qui assoit son projet post-Mbappé et un Olympique de Marseille à la recherche d’une cohérence défensive… que Leonardo Balerdi ne réussit toujours pas à incarner.