PSG – OM : L’Arcom lance une offensive anti-piratage pour le Classique !

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par Maxime Nauzit

Le Classique PSG – OM est toujours l’un des rendez-vous les plus attendus de la saison en Ligue 1. Ce choc attire non seulement des millions de spectateurs, mais aussi les pirates du streaming illégal. Face à cette menace grandissante, l’Arcom a décidé de passer à l’action avec une stratégie musclée.

Un dispositif anti-piratage renforcé pour PSG – OM

Ce dimanche, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a mis en place une vaste opération pour contrer le piratage du match PSG – OM. En collaboration avec les diffuseurs et l’Association pour la protection des programmes sportifs (APPS), l’Arcom a mis en place des blocages ciblés avant et après le match. Objectif : empêcher l’accès aux sites pirates et services IPTV illégaux, une pratique qui cause un manque à gagner estimé à 300 millions d’euros pour l’industrie du sport.

Martin Ajdari, président de l’Arcom, a précisé dans les colonnes de L’Équipe : « Notre objectif principal est de rendre l’accès le plus difficile possible au consommateur de ces services illégaux, pour le décourager. » Une statistique alarmante justifie cette offensive : en 2024, 18 % des Français ont visionné du sport via des plateformes illicites.

Deux vagues de blocage stratégiques

Pour cette opération, l’Arcom a planifié le blocage de près de 100 plateformes pirates en deux temps : une première vague à 20h15, soit 30 minutes avant le coup d’envoi du match, puis une seconde à 21h15, une fois la rencontre lancée. Cette stratégie vise à perturber l’accès aux flux illégaux en temps réel. Le régulateur s’appuie notamment sur son logiciel DAD, un outil technologique performant qui permet d’automatiser le processus de suppression des noms de domaine frauduleux.

Depuis son déploiement, plus de 1 200 sites ont été neutralisés. Un membre de l’Arcom a souligné l’efficacité de cette technologie : « Avant l’arrivée du logiciel l’été dernier, la demande de blocage était déposée de manière artisanale. » Malgré ces avancées, le régulateur fait face à des critiques sur la lenteur des procédures. Pour y remédier, l’Arcom prévoit d’introduire, d’ici fin 2024, un système basé sur le blocage par adresse IP, rendant la lutte contre le piratage encore plus efficace.

Un enjeu économique majeur pour les diffuseurs

Le piratage audiovisuel représente un danger économique pour les diffuseurs qui investissent des sommes colossales dans les droits TV. BeIN Sports, Canal+ ou encore Amazon Prime, partenaires de la Ligue 1, militent depuis plusieurs années pour un renforcement des mesures de protection de leurs contenus. Ces blocages massifs vont dans ce sens et illustrent la volonté des autorités de protéger l’industrie sportive d’un phénomène qui prend toujours plus d’ampleur.

Alors que le PSG continue sa saison avec ambition, ces mesures s’inscrivent dans un contexte plus large de préservation des revenus liés aux compétitions majeures. Après tout, un football visionné légalement est un football qui garantit un modèle économique durable pour les clubs et les joueurs.

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