Le Paris Saint-Germain se concentre pleinement sur son ambition européenne. À l’approche de son quart de finale de Ligue des champions contre Aston Villa, le club de la capitale a sollicité la LFP pour un report de son match de Ligue 1 face au FC Nantes, initialement prévu le 12 avril. Une demande qui a d’abord été rejetée par les Canaris, avant un revirement inattendu expliqué par leur entraîneur Antoine Kombouaré.
Kombouaré contraint d’accepter le report
Après la victoire de son équipe contre Lille (1-0), Kombouaré a confirmé que Nantes allait finalement se plier à la décision du conseil d’administration de la Ligue. « On a dit que si on doit jouer ce match reporté au mardi ou mercredi, la condition c’est qu’on puisse jouer le derby contre Rennes le vendredi » a-t-il déclaré. Bien que ce calendrier compliqué fragilise son équipe dans la course au maintien, le coach nantais se veut fataliste : « Parfois, il y a des combats inutiles. Ça ne sert à rien de mettre son veto. Nous devons nous adapter. »
Le PSG avantagé en Ligue des champions ?
Le PSG, déjà largement en tête du championnat, se rapproche d’un nouvel objectif : maximiser ses chances en Ligue des champions. Ce report pourrait permettre aux hommes de Luis Enrique de mieux se préparer face aux Anglais d’Aston Villa. Ce n’est pas la première fois qu’un club français bénéficie de ce type d’accommodement, et cela pourrait poser question sur l’équité du calendrier pour les autres équipes en lutte pour leurs objectifs respectifs.
Un enjeu crucial pour le football français
Si cette décision sert les intérêts du PSG, elle soulève aussi des débats sur la gestion du calendrier en Ligue 1. À l’image d’Antoine Kombouaré, certains coaches et clubs s’interrogent : favoriser le PSG est-il une nécessité pour le football français sur la scène européenne ? Ou cela nuit-il à la compétitivité nationale ? La décision de la LFP relance une discussion de fond sur l’équilibre des compétitions et la solidarité entre clubs français.