Le Classique entre le PSG et l’OM a laissé des traces, et pas seulement sur le terrain. Au cœur de la polémique : les banderoles insultantes visant Adrien Rabiot et sa mère, déployées par des supporters parisiens.
Un retour sous haute tension pour Adrien Rabiot
Le Parc des Princes a vibré dimanche soir avec la victoire du Paris Saint-Germain face à l’Olympique de Marseille (3-1), un succès marqué par un doublé d’Ousmane Dembélé. Mais ce choc de la 26e journée de Ligue 1 a aussi été le théâtre d’une controverse majeure : le retour d’Adrien Rabiot sous le maillot phocéen n’a pas laissé les Ultras du PSG insensibles.
En tribunes, plusieurs banderoles insultantes ont été brandies par des supporters du Virage Auteuil, visant non seulement le joueur mais également sa mère et agente, Véronique Rabiot. Une action qui a rapidement suscité l’indignation et contraint l’OM et Véronique Rabiot à porter plainte.
Les Ultras justifient leur action
Si le Collectif Ultras Paris (CUP) n’a pas pris officiellement la parole, un de ses membres s’est exprimé dans Le Parisien pour détailler la création de ces banderoles controversées. Selon lui, leur objectif était simple : provoquer et choquer. Il insiste sur le fait que le père d’Adrien Rabiot, décédé il y a plusieurs années, n’a pas été mentionné : “Si on lit bien, on n’a pas cité son père. On s’en prend à lui et sa mère. Maintenant, le message n’est pas glorieux dans le fond, mais c’était fait pour l’attention, pour choquer.”
Le supporter précise également que la plupart des participants à l’élaboration de la banderole n’ont pas une vue d’ensemble de son contenu avant son affichage : “On te dit : toi tu fais un F et un I, toi tu t’occupes du O et du L. Puis, c’est replié, et voilà.”
Adrien Rabiot accusé d’attiser la polémique
Dans la suite de son témoignage, cet Ultra accuse directement l’ancien Parisien d’exagérer l’affaire : “Les Marseillais essaient de faire monter le truc pour faire du buzz autour de ça. Rabiot fait sa vierge effarouchée, mais il l’a bien cherché après avoir attisé les rancœurs des Parisiens. Je pense qu’il s’en fout, il joue sur ça pour se plaindre.”
Il soulève également une différence de traitement médiatique : selon lui, l’affaire autour de Rabiot bénéficie d’une couverture bien plus importante que les insultes reçues par Bradley Barcola de la part des supporters lyonnais, ou encore que les chants anti-parisiens émanant du Vélodrome.
Quels risques pour le PSG ?
Malgré les déclarations des Ultras affirmant que le PSG n’a aucun lien avec cette action, le club de la capitale pourrait être sanctionné. La Ligue de Football Professionnel (LFP) enquête déjà sur cette affaire et pourrait infliger une amende ou un huis clos partiel au Parc des Princes. Ce n’est pas la première fois que des banderoles controversées font l’objet de mesures disciplinaires.
En parallèle, le club a officiellement dénoncé ces insultes, essayant ainsi de calmer le jeu et d’éviter d’envenimer la situation. Reste à voir si cette prise de position suffira à apaiser les tensions entre les différentes parties.