Le Paris Saint-Germain a bien failli se faire surprendre. Opposés à l’USL Dunkerque, modeste pensionnaire de Ligue 2, les Parisiens ont été menés de deux buts avant de retourner la situation pour s’imposer 4-2. Analyse d’une demi-finale électrique, où le PSG a dû puiser dans ses ressources pour éviter une énorme désillusion.
Un début de match catastrophique pour Paris
Paris avait tout à perdre et Dunkerque tout à gagner. Dans une ambiance chaude au Stade Pierre-Mauroy, les hommes de Luis Enrique ont été cueillis à froid par des Nordistes sans complexe. Dès la 7e minute, Vincent Sasso ouvrait le score pour Dunkerque sur un corner mal négocié par la défense parisienne. Pire encore, à la 27e minute, l’international irakien Muhannad Al Saad doublait la mise, lançant le rêve d’une qualification historique pour le club du nord.
Le PSG était méconnaissable : manque d’intensité, approximations techniques et désalignements défensifs offraient des espaces béants à des Dunkerquois entreprenants. Le milieu Kang-In Lee – Ruiz manquait de liant, tandis que les latéraux, Beraldo et Hakimi, peinaient à tenir leurs couloirs face à l’engagement des hommes de Luis Castro.
Dembélé sonne la révolte, Marquinhos en homme providentiel
Le tournant du match ? Un but salvateur signé Ousmane Dembélé juste avant la pause (45e). L’ailier international français, très actif dans son couloir droit, a profité d’une défense un peu trop passive pour tromper le gardien Nordiste et relancer complètement la dynamique du match.
Dès la reprise, le PSG remet les pendules à l’heure. À la 48e minute, Marquinhos, fidèle au rendez-vous des grandes soirées, place une tête puissante sur corner – contesté mais validé – pour égaliser. De capitaine pataud sur la première mi-temps, le Brésilien redevient le leader et guide ses troupes vers l’embellie.
À l’image d’un pressing plus haut et de lignes resserrées, les Parisiens haussent le ton. Luis Enrique ajuste son dispositif tactique avec l’entrée de Fabián Ruiz un peu plus axial, et c’est Désiré Doué – plutôt discret jusque-là – qui libère le PSG à l’heure de jeu (62e) sur une frappe légèrement déviée.
Un PSG rattrapé par ses fragilités… et par son talent
Le scénario de ce match rappelle que, malgré sa supériorité technique, le Paris SG reste vulnérable, notamment face à des blocs bas agressifs. Contre une équipe du bas de tableau de Ligue 2, encaisser deux buts en moins d’une demi-heure est symptomatique d’un début de match mal géré, illustrant une forme de suffisance que l’on croyait oubliée depuis le départ de Kylian Mbappé.
Mais si l’équipe se fait peur, elle montre aussi un mental de plus en plus affirmé depuis le début de la saison, porté par des cadres qui répondent présents dans les moments clés. Dembélé, avec son doublé (90e+3’), confirme son renouveau sous Luis Enrique et incarne ce PSG plus collectif et imprévisible.
Une finale à surveiller… et des leçons à retenir
Le 24 mai, le PSG retrouvera le Stade de France avec l’objectif de décrocher une 15e Coupe de France. Le futur adversaire, Reims ou Cannes, pourrait proposer un défi bien différent, mais les Rouge et Bleu savent désormais qu’aucun match n’est joué d’avance.
Luis Enrique devra tirer les enseignements de cette rencontre. La gestion du rythme, l’alignement défensif et la concentration dès les premières minutes devront être revus pour ne pas compromettre les ambitions du club en Coupe comme en Ligue des champions.
Un électrochoc salutaire ? Peut-être. Une victoire au mental ? Assurément. Mais Paris, averti, sait désormais qu’aucune équipe – même en Ligue 2 – ne doit être prise à la légère. Et c’est peut-être là la réelle victoire de cette demi-finale : apprendre à gagner, même dans la douleur.