Le Paris Saint-Germain s’est offert une victoire renversante (2-4) face à Dunkerque, mais la soirée a été marquée autant par la performance des hommes de Luis Enrique que par la colère noire du capitaine nordiste, Opa Sanganté. Au terme d’un match riche en émotions et en retournements de situation, c’est une décision arbitrale controversée – un corner injustifié – qui a fait dérailler les espoirs dunkerquois, et qui place la VAR sous les feux des projecteurs.
Un scénario cruel pour Dunkerque, un PSG qui monte en intensité
Dans une affiche où l’on ne donnait pas cher des chances du club de Ligue 2, l’USL Dunkerque a pourtant surpris tout le monde. Mettant à mal le PSG en début de rencontre, les nordistes menaient 2-0 à la demi-heure de jeu. Solidaires, appliqués et incisifs en contre, ils ont su exploiter chaque approximation parisienne. Mais c’était sans compter sur la puissance de feu des Parisiens qui, sans Kylian Mbappé désormais au Real Madrid, doivent apprendre à composer sans leur ancien leader offensif.
Le but de Marquinhos, survenu à la suite d’un corner litigieux, a relancé Paris. En seconde période, la profondeur de banc parisienne et les ajustements tactiques de Luis Enrique ont fait la différence. Barcola, Ramos et Dembélé ont permis de faire sauter le verrou dunkerquois avec vitesse et précision. Malgré une première mi-temps moyenne, le PSG a su hausser le ton et imposer son tempo, confirmant une montée en puissance à l’approche des phases décisives de la saison.
La VAR pointée du doigt : un arbitrage qui fait polémique
Au micro de beIN Sports, Opa Sanganté n’a pas mâché ses mots après le match : « Comment avec la VAR en 2025, l’arbitre peut donner un corner qui n’existe pas ? C’est inadmissible. » Une déclaration forte qui reflète la frustration de tout un vestiaire. Le capitaine dunkerquois fait ici référence à l’action amenant le premier but parisien, celui du capitaine Marquinhos juste avant la pause. Une phase décisive, jugée comme le tournant du match, qui aurait pu – selon les joueurs de Dunkerque – être évitée avec une meilleure utilisation de la VAR.
Le défenseur Vincent Sasso a lui aussi exprimé sa frustration : « Une mauvaise décision se paie direct, il n’y a pas corner » (source : beIN Sports). Si les propos restent mesurés, le constat est partagé. Un arbitrage parfois trop passif et une vidéo non mobilisée dans des moments-clés interrogent l’équité de la compétition, surtout lorsqu’un petit affronte un géant européen comme le PSG.
Quel impact pour le PSG dans la suite de la saison ?
Ce succès, même s’il s’est construit dans la douleur, reste précieux pour Paris. Luis Enrique peut se satisfaire de la réaction mentale de son groupe, mené de deux buts à l’extérieur. La profondeur d’effectif du PSG a une nouvelle fois pesé dans la balance, illustrant le déséquilibre structurel entre les clubs professionnels français. Mais cette victoire entachée par la polémique rappelle aussi que le PSG devra faire preuve de plus de maîtrise, notamment en Ligue des Champions où la moindre erreur pourra être fatale.
La VAR, censée limiter les erreurs manifestes, continue de diviser. Si en Ligue 1 et en Europe, elle est désormais omniprésente, l’interprétation humaine reste centrale. Cette affaire pourrait relancer le débat sur l’uniformité de son utilisation, mais ne remettra pas en question la qualification parisienne. Pour Paris, l’essentiel est là : la route vers un nouveau trophée est toujours ouverte.
Reste maintenant à Luis Enrique de capitaliser sur l’élan de cette victoire et de corriger les failles observées en première période. Car face à des adversaires plus aguerris, un trou d’air de 30 minutes pourrait s’avérer mortel.