Alors qu’ils ont quitté le Paris Saint-Germain depuis plusieurs saisons, Angel Di Maria et Leandro Paredes refont parler d’eux dans un tout autre registre. Les deux champions du monde argentins sont cités dans une affaire de paris illégaux qui secoue actuellement le football italien. Une situation qui pourrait avoir un impact bien au-delà des frontières transalpines, et forcément un écho au sein de la communauté parisienne, tant l’empreinte de ces deux joueurs reste forte au PSG.
Une enquête tentaculaire qui secoue le football italien
Les révélations ont éclaté ce vendredi via les agences d’information ANSA et AGI, mentionnant une liste de douze joueurs professionnels sous investigation dans une affaire de paris truqués. Parmi eux, on retrouve donc Di Maria et Paredes, passés à la Juventus Turin en 2022-2023, mais surtout bien connus des supporters parisiens pour leurs performances sous la tunique rouge et bleue.
Les faits reprochés sont graves : les joueurs auraient placé des paris sur des plateformes illégales entre décembre 2021 et octobre 2023. Pour l’instant, il est précisé que ces paris concerneraient principalement le poker ou d’autres disciplines sportives, sans preuve que des matchs de football les impliquant aient été touchés.
Ils ne sont pas seuls à être dans le viseur de la justice transalpine. Le scandale implique aussi Weston McKennie, Mattia Perin, Alessandro Florenzi ou encore Nicolò Zaniolo – des noms familiers du football de haut niveau. Le parquet de Milan a saisi près de 1,5 million d’euros et placé cinq personnes en détention à domicile, invoquant notamment l’« exercice abusif d’activités de jeux et paris, et blanchiment ».
Des sanctions à venir ? Les précédents parlent d’eux-mêmes
Impossible de ne pas faire le parallèle avec l’affaire Sandro Tonali, suspendu dix mois pour des faits similaires. En octobre 2023, Nicolò Fagioli avait lui aussi été contraint de se mettre en retrait après avoir accumulé près de trois millions d’euros de dettes sur des plateformes illégales de jeux.
La FIGC (Fédération italienne de football) a déjà engagé une procédure disciplinaire. Si une implication directe dans des matchs de foot était avérée, les conséquences pourraient être énormes pour les joueurs concernés, à commencer par une exclusion temporaire des terrains, voire plus. Di Maria, aujourd’hui à Benfica, et Paredes, actuellement à l’AS Roma, pourraient subir une suspension internationale si la FIFA ou l’UEFA étaient amenées à intervenir.
Au-delà des joueurs, cette situation interpelle sur la régulation des comportements dans le monde professionnel. Beaucoup d’anciens du PSG – supporters comme observateurs du club – s’interrogent sur l’influence du groupe, la pression de la compétition, mais aussi certaines habitudes contractées en dehors du terrain pendant leurs passages dans les grands clubs européens.
Quel lien avec le PSG et quel impact dans les médias ?
Officiellement, aucune infraction ou responsabilité directe ne concerne le Paris Saint-Germain dans cette affaire. Pourtant, le nom du club est forcément mentionné dans la presse et chez les fans, car Di Maria et Paredes y ont laissé une trace significative. Di Maria a disputé plus de 295 matchs avec le PSG en sept saisons, tandis que Paredes a évolué au milieu de terrain entre 2019 et 2022, contribuant notamment à la période faste et aux titres nationaux de l’ère QSI.
Ce scandale relance le débat autour des comportements des joueurs après leur passage en Ligue 1 et de leur suivi par les clubs. Car si l’affaire ne touche pas directement Paris, elle illustre à nouveau les risques de réputation et rappelle l’importance de l’accompagnement extra-sportif dans un football professionnel de plus en plus exposé médiatiquement et numériquement.
Pour les passionnés du PSG, cette nouvelle fait écho à d’autres moments sensibles liés à d’anciens joueurs, et alimente une réflexion plus globale : comment préparer les professionnels à éviter certains pièges une fois sortis des environnements ultra-contrôlés comme celui du Camp des Loges ?
Pour l’instant, la présomption d’innocence demeure. Mais nul doute que cette affaire sera suivie de très près, notamment en Italie, où la justice semble bien décidée à faire le ménage, sans distinction de nationalité ni de pedigree.