Alors que le spectre des paris illégaux plane sur plusieurs anciennes figures de la Juventus, deux ex-parisiens, Angel Di Maria et Leandro Paredes, aujourd’hui éclaboussés par l’affaire, ont décidé de prendre la parole. Leur message est clair : ils nient toute implication. Un épisode qui ravive le débat sur la régulation des pratiques dans le football professionnel.
Des accusations sérieuses touchent deux anciens du PSG
Selon les agences de presse italiennes ANSA et AGI, une enquête de grande ampleur secoue actuellement la Serie A. Entre décembre 2021 et octobre 2023, pas moins de 14 joueurs auraient participé à des paris sportifs illégaux via des plateformes clandestines. Parmi eux, deux noms bien connus du Paris Saint-Germain : Angel Di Maria et Leandro Paredes, aujourd’hui tous deux repartis sous d’autres cieux mais encore bien ancrés dans la mémoire des supporters parisiens.
Les deux argentins ne sont pas les seuls ciblés. D’autres membres ou anciens membres de la Juventus Turin, dont Weston McKennie, Mattia Perin, Alessandro Florenzi ou encore Nicolò Zaniolo, figurent aussi sur la supposée liste des concernés. L’affaire, qualifiée de « tentaculaire » par plusieurs médias italiens, fait l’objet d’une attention particulière des autorités, même si pour l’instant, aucune mise en examen officielle n’a été annoncée.
Des démentis fermes et rapides des deux Argentins
Dès l’éclatement de l’affaire, Angel Di Maria a publié une déclaration claire via son compte Instagram pour couper court aux spéculations : « Je tiens à préciser que je n’ai jamais participé à aucune forme de pari illégal, avant que de fausses informations ne soient diffusées. »
Poco après, Leandro Paredes a lui aussi pris la parole sur ses réseaux, reprenant un ton similaire : « Au regard des informations des journaux, je souhaite préciser que je n’ai jamais fait ni été impliqué dans des paris illégaux de quelque nature que ce soit. »
D’après les premières informations relayées par la presse italienne, les mises n’auraient pas concerné des matchs de football. Les jeux incriminés seraient davantage liés à des paris sur le poker ou d’autres disciplines, limitant pour l’instant les spéculations sur d’éventuelles manipulations sportives.
Les autorités italiennes poursuivent leurs investigations, et même si Di Maria et Paredes ne sont plus sous contrat avec le PSG, leurs noms associés à cette affaire rappellent que la vigilance reste de mise dans la sphère du football professionnel.
Quel impact pour le PSG et l’écosystème football ?
Du côté du PSG, cette affaire n’a pour l’instant aucun impact direct sur l’effectif ou sur les compétitions en cours (Ligue 1, Ligue des Champions, Coupe de France). Mais elle soulève à nouveau une problématique déjà latente : le risque lié aux comportements hors terrains des professionnels et leur influence sur l’image des clubs.
Paris, qui cherche à se construire une réputation de club modèle depuis l’ère post-Mbappé, ne veut plus être associé à des controverses d’une époque passée. Cette affaire pourrait donc servir de catalyseur pour les directions sportives et administratives des grands clubs afin de mieux encadrer les conduites extra-sportives, même après des transferts.
En Italie, la Fédération suit cette affaire de près avec des risques de suspensions ou d’amendes en cas de culpabilité avérée. La question cruciale demeure : voulons-nous évoluer vers un football mieux contrôlé, ou allons-nous tolérer ces zones d’ombre tant qu’elles ne touchent pas directement à l’intégrité des compétitions ?
Reste maintenant à voir si ces démentis suffiront à écarter les soupçons, ou si la justice italienne considérera que d’autres éléments doivent être examinés. D’ici là, les fans du PSG resteront probablement en retrait de cette affaire, tout en gardant une oreille attentive sur les suites judiciaires données à ce dossier sensible.