Alors que la France s’était hissée au cinquième rang au classement de l’indice UEFA, assurant une précieuse place dans la hiérarchie européenne du football, la semaine dernière a apporté son lot de déceptions. Le Paris Saint-Germain et l’Olympique Lyonnais, nos deux locomotives en Ligue des Champions et en Ligue Europa, ont tous deux chuté à un moment stratégique. Une double désillusion qui prive le football français de points cruciaux et soulève des questions sur sa capacité à faire mieux que le minimum syndical sur la scène européenne.
Une position sécurisée… mais des ambitions freinées
La bonne nouvelle, c’est que la cinquième place au classement UEFA est acquise pour la France. Cette position, décisive pour la prochaine campagne européenne, garantit trois qualifications directes pour la phase de groupes de Ligue des Champions, plus un barragiste, ainsi que deux spots en Ligue Europa et un en Ligue Europa Conference.
Ce statu quo a été obtenu grâce aux performances solides du PSG, de l’OM, de Rennes ou encore de Lille lors des tours précédents. Il s’explique aussi par les échecs des clubs portugais et néerlandais, comme Porto ou Feyenoord, éliminés prématurément. Mais au moment où l’Allemagne semblait rattrapable (86,331 points contre 72,022 pour la France selon les derniers chiffres fournis par l’UEFA au 17 avril 2025), les défaites combinées du PSG et de l’OL viennent couper l’élan tricolore.
La France reste devant les Pays-Bas (67,150), mais perd l’opportunité de creuser l’écart et, surtout, d’entretenir le rêve de grimper au sein d’un top 4 dominé par l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne. Une semaine qui avait tout pour faire basculer la dynamique… mais qui symbolise un petit rendez-vous manqué avec l’histoire.
Le PSG freiné, l’OL cruellement éliminé
En Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain s’est arrêté en demi-finale malgré un parcours impressionnant, concluant son aventure sans atteindre la finale tant convoitée. Face à un adversaire mieux organisé, les hommes de Luis Enrique ont montré des limites dans la finition, ce qui a pesé lourd dans la balance.
Du côté de l’Olympique Lyonnais, la frustration est encore plus cuisante. Opposé à Manchester United en quart de finale de Ligue Europa, le club rhodanien a échoué de peu dans une confrontation à haute intensité (défaite 5-4 au cumul). Ce match, aux allures de thriller européen, aurait pu offrir des points précieux à l’indice UEFA national. Mais une défense friable et un manque de sérénité ont eu raison des ambitions lyonnaises.
Résultat concret : les clubs français ont perdu l’opportunité de générer des points bonus UEFA, notamment grâce aux demi-finales ou finales. En comparaison, l’Espagne est en pleine ascension avec des clubs comme le FC Barcelone, le Betis et l’Athletic qualifiés dans leurs compétitions respectives. Elle pourrait même dépasser l’Italie si la dynamique se poursuit.
Quels enjeux pour le PSG et le football français ?
Pour le PSG, la donne est claire : rester seul représentant crédible en Ligue des Champions ne suffit plus. Avec la réforme du format des Coupes d’Europe en 2025-2026, l’indice UEFA collectif aura une place renforcée pour désigner certains qualifiés supplémentaires. Le club de la capitale devra obtenir des résultats réguliers, mais il a aussi besoin que les autres clubs français se hissent à son niveau.
À court terme, cette cinquième place assure un certain confort. Mais à long terme, la France ne pourra espérer mieux qu’en renforçant globalement ses performances. Le PSG, leader incontesté mais désormais orphelin de Kylian Mbappé (parti au Real Madrid), doit réinventer son projet sportif tout en servant de locomotive à tout un pays sur la scène européenne.
Pour faire évoluer l’indice UEFA et rêver plus grand que la cinquième place, c’est toute la Ligue 1 qui doit élever son exigence. Et cela commence par des campagnes européennes plus ambitieuses, plus rigoureuses et plus régulières.