Depuis son retour au Brésil, Neymar est resté fidèle à ses promesses : rejouer pour le Santos FC, son club formateur, là où tout a commencé. Mais le destin s’acharne sur le crack brésilien. À peine revenu de sa longue convalescence après une rupture des ligaments croisés subie avec Al Hilal, l’ancien numéro 10 du PSG est à nouveau contraint de quitter les terrains. Dernier épisode en date : une blessure musculaire face à l’Atletico Mineiro qui interroge sur la suite de sa carrière.
Un retour contrarié et des inquiétudes persistantes
Le 18 avril 2025, lors de la rencontre remportée par Santos contre l’Atletico Mineiro, Neymar a été contraint de sortir prématurément, touché à la cuisse gauche. Le communiqué médical du club est sans équivoque : « Il a ressenti une nouvelle gêne à la cuisse gauche, a passé des examens d’imagerie et une nouvelle blessure au muscle semi-membraneux a été diagnostiquée » (source : Santos FC). Ce n’est pas une rechute directe de sa précédente blessure, mais un nouvel incident musculaire révélateur de la fragilité physique du joueur.
Le Santos FC a poursuivi dans son communiqué : « On savait que ces complications pouvaient survenir en raison de la durée de l’inactivité ». Une phrase lourde de sens, qui traduit une certaine résignation face à l’état de santé de Neymar, âgé de 33 ans et souvent blessé lors de ses dernières saisons, notamment au Paris Saint-Germain. L’encadrement médical du club prévoit d’adapter la stratégie de récupération avec de « nouvelles approches si nécessaire ». Une déclaration prudente, mais qui laisse entrevoir la possibilité de voir Neymar plus souvent à l’infirmerie qu’au cœur d’un terrain en 2025.
Des répercussions jusque dans l’héritage parisien
Du côté du PSG, difficile de ne pas jeter un regard analytique sur cette énième blessure de Neymar. L’ex-numéro 10 parisien, recruté en 2017 pour 222 millions d’euros, représentait la figure de proue du projet QSI. Entre exploits en Ligue 1, brillance technique et blessures chroniques, le Brésilien n’a jamais pleinement répondu aux attentes sur le plan de la régularité et de l’endurance. Lors de ses six saisons avec le Paris Saint-Germain, il aura raté plus de 100 matchs à cause de blessures – un chiffre vertigineux pour un tel investissement.
Aujourd’hui, alors que le PSG a tourné la page Neymar (et Mbappé, désormais au Real Madrid), ce nouvel épisode illustre tristement la complexité de miser sur des stars sujettes à des blessures récurrentes. Sous l’ère Luis Enrique, la direction du PSG semble avoir pris un virage vers davantage de rigueur physique et collective, misant sur des profils plus jeunes, plus disponibles sur la durée, et moins dépendants de fulgurances individuelles. Une stratégie déjà visible avec l’intégration progressive de talents comme Warren Zaïre-Emery, Kang-in Lee ou encore Bradley Barcola.
Le crépuscule d’une icône ?
À 33 ans, Neymar se dirige-t-il vers la fin prématurée de sa carrière ? S’il continue à lutter match après match contre des blessures récurrentes, difficile d’envisager un retour au plus haut niveau. Les grandes compétitions internationales s’éloignent, et les occasions de le voir briller sous les couleurs du Brésil ou dans un club compétitif en Europe s’amenuisent. À l’heure où le PSG bâtit son nouveau cycle sans lui, sa situation contraste fortement avec la dynamique positive du club parisien.
Pour les fans du PSG, ce dernier rebondissement ravive forcément le débat autour de son passage à Paris. Prodigieux lors de ses fulgurances mais trop rarement au sommet physique, Neymar reste un symbole de ce que le club parisien a tenté de devenir, sans y parvenir pleinement. Désormais au Santos FC, son rêve de boucler la boucle se heurte à une réalité implacable : celle d’un corps qui ne répond plus aux exigences du foot de haut niveau.
Alors, Neymar pourra-t-il un jour rejouer avec constance ? Une interrogation qui reste entière. Le rêve d’un retour en grande pompe semble s’éloigner. Et le football brésilien, comme les supporters parisiens, regarde avec une pointe de mélancolie l’étoile qui s’estompe.