Le Paris Saint-Germain a chuté vendredi soir au Parc des Princes face à l’OGC Nice (3-1) pour le compte de la 31ᵉ journée de Ligue 1. Cette défaite met fin à une impressionnante série d’invincibilité en championnat… mais aussi aux espoirs parisiens de battre un record historique.
Un coup d’arrêt brutal pour le PSG
Marquinhos et ses partenaires n’ont rien pu faire face à une équipe de Nice ultra-réaliste. Trois frappes cadrées, trois buts. Le portier niçois Marcin Bulka, ancien du PSG, a livré une prestation monumentale, écœurant tour à tour les offensives parisiennes. Après le match, le capitaine parisien n’a pas caché sa frustration en déclarant : « C’est un match raté, il faut savoir repartir » (source : conférence de presse officielle, PSG.fr).
Au-delà de la simple défaite, c’est un rêve qui s’effondre : celui de surpasser le record d’invincibilité en Ligue 1 détenu par le FC Nantes depuis la saison 1994-1995. À l’époque, les Canaris de Coco Suaudeau avaient aligné 32 matchs sans défaite, un exploit que Paris espérait bien dépasser. Une ambition envolée après ce revers inattendu.
Le chambrage osé du FC Nantes
Et les Nantais ne se sont pas privés pour célébrer la fin de cette menace. Rapidement après la rencontre, le FC Nantes a publié un message provocateur sur X (ex-Twitter), accompagné d’une vieille photo de Patrice Loko et Nicolas Ouédec, deux joueurs emblématiques de leur équipe des années 90, posant avec des revolvers. Un clin d’œil assumé à leur record préservé. Le tweet sobrement légendé « Bonsoir. » est rapidement devenu viral.
Ce geste, s’il amuse une partie des supporters, rappelle aussi l’importance du patrimoine historique dans le football français. Le PSG, pourtant dominateur sur le plan national depuis plusieurs saisons, bute encore sur certains symboles intouchables.
Pour Luis Enrique et son staff, cette défaite est un avertissement avant les grandes échéances de fin de saison : entre les derniers matchs décisifs en Ligue 1, la finale de Coupe de France, et la demi-finale de Ligue des champions, Paris ne peut plus se permettre de faiblir.
Ce revers souligne également certaines failles récurrentes : fragilité défensive face à des attaques rapides, difficulté à se relever mentalement après un coup dur, et manque de réalisme offensif. Des éléments que Luis Enrique devra corriger de toute urgence pour viser de nouveaux sommets.
Le record reste donc, pour au moins une saison de plus, dans l’ouest de la France. Et le FC Nantes savoure cette victoire symbolique autant, si ce n’est plus, que certaines de ses propres performances sportives actuelles.