Les fans du Classique devront patienter : le tant attendu PSG – OM de l’été n’aura pas lieu. En cause, un calendrier surchargé pour le Paris Saint-Germain, engagé sur tous les fronts. Décryptage d’une décision lourde de conséquences.
Un PSG – OM à l’été 2024 ? Ce ne sera pas pour cette fois !
Chaque saison, le Trophée des Champions lance traditionnellement les hostilités estivales avec une affiche opposant le champion de France au vainqueur de la Coupe de France. En 2024, le PSG, sacré en Ligue 1, devait y figurer. Si les Parisiens venaient également à remporter la Coupe de France face au Stade de Reims (finale prévue ce samedi à 21h), c’est leur dauphin en championnat, l’Olympique de Marseille, qui aurait été convié à disputer le prestigieux duel. Un PSG – OM en plein cœur de l’été promettait une affiche incandescente… sur le papier.
Mais comme l’a confirmé L’Équipe, la rencontre ne se tiendra finalement pas dans les délais habituels. Le PSG est en effet attendu à la Coupe du monde des clubs (15 juin – 13 juillet), une première qui chamboule sérieusement le calendrier des Rouge et Bleu. Avec une reprise de la Ligue 1 calée mi-août, les fenêtres disponibles pour organiser le Trophée des Champions sont officiellement trop restreintes.
Le calendrier parisien, un casse-tête sans fin
Alors que le PSG vise une saison 2024-2025 encore palpitante, leur été est déjà saturé. Entre la Coupe du monde des clubs de la FIFA, la pré-saison, les tournées marketing et un repos mérité pour les joueurs sortis de l’Euro 2024 ou de la Copa América, les hommes de Luis Enrique n’ont tout simplement plus de place pour un Trophée des Champions estival. Pire encore, la LFP envisage même de repousser la première journée de Ligue 1 pour permettre au PSG de souffler…
Dès lors, ce choc PSG – OM, pourtant espéré par de nombreux fans, pourrait être reprogrammé à l’hiver. Selon plusieurs sources, une date tient la corde : le 23 décembre 2024. Une alternative qui ne ravit pas tout le monde, en particulier l’UNFP, le syndicat des joueurs. Organiser une rencontre officielle à la veille des fêtes de fin d’année ne fait pas l’unanimité dans un calendrier déjà extensible jusqu’au mois de mai.
L’impact sportif et médiatique d’un report
Depuis plusieurs années, le Trophée des Champions est souvent délocalisé à l’international pour exporter la marque Ligue 1. Doha, Tel-Aviv, Tanger, Shenzen : la LFP voit grand. Mais cette fois, les ambitions marketing doivent composer avec les réalités sportives. Porto Rico, Kinshasa ou Abidjan avaient été évoqués… mais tous ces projets sont gelés.
Sur le plan compétitif, cette annonce impose une refonte de la préparation estivale du PSG. Le staff technique devra jongler entre le retour des internationaux, l’intégration des nouveaux joueurs, la gestion des blessés et un calendrier compressé. Un défi pour Luis Enrique, qui devra maximiser l’efficacité durant une intersaison raccourcie.
Quant à l’OM, privé de ce duel sous haute tension pour le moment, le rendez-vous pourrait se transformer en opportunité… si reprogrammé. En effet, affronter le PSG en décembre, dans une phase-clé de la saison où la fatigue accumulée peut niveler les niveaux, pourrait rééquilibrer légèrement le rapport de force, d’autant que Kylian Mbappé ne portera plus la tunique parisienne.
Un PSG – OM toujours possible : rendez-vous en décembre ?
Le match entre les deux éternels rivaux n’est pas annulé mais repoussé. Le format exact reste encore à définir : conserver un match unique ou organiser un mini-tournoi, concept qui séduit certains dirigeants pour appuyer la visibilité à l’international. En somme, les fans devront attendre encore quelques mois pour assister éventuellement à ce choc au sommet.
Ce report symbolise les dilemmes du football moderne : entre compétitions toujours plus nombreuses, droits télé à maximiser et santé des joueurs, les instances doivent jongler avec des contraintes logistiques et humaines de plus en plus complexes.
Dans tous les cas, une chose est sûre : le PSG – OM 2024 aura une saveur particulière, que ce soit pour la date inédite… ou pour le contexte, avec un Paris post-Mbappé en quête d’une nouvelle ère de domination nationale et européenne.