La saison 2024-2025 s’est achevée en apothéose… ou presque pour les supporters parisiens. Opposé à Chelsea en finale de la nouvelle formule de la Coupe du monde des clubs, le PSG s’est écroulé (3-0) dès la première période. Malgré un parcours européen exceptionnel couronné par une première Ligue des champions, Luis Enrique et ses hommes échouent dans leur quête du doublé. Retour sur les Tops et les Flops de cette (dés)illusion face aux Blues.
Les Tops : Les individualités fortes de Chelsea ont fait la différence
Cole Palmer : Il est sans conteste l’homme du match. Le jeune prodige anglais, devenu l’élément clé du système Pochettino, a éclaboussé la rencontre de son talent. Avec deux frappes précises de son pied gauche et une passe décisive pour Joao Pedro, Palmer a parfaitement incarné la verticalité et l’efficacité de Chelsea. Une partition brillante digne des plus grandes scènes internationales.
Robert Sanchez : Trop souvent critiqué cette saison, le portier espagnol a répondu présent le jour J. Ses arrêts réflexes face à Barcola et Asensio ont maintenu les Parisiens sous l’eau. Sa sérénité dans les airs et son jeu au pied ont permis aux Blues de temporiser quand l’intensité montait. Une performance de haute voltige.
Moises Caicedo : Au milieu, le combat était annoncé intense. Opposé à Fabian Ruiz, Vitinha et la révélation Joao Neves, le roc équatorien s’est imposé comme le patron du secteur. Il a gratté des ballons, cassé les lignes et offert un formidable relai entre défense et attaque. Son volume de jeu impressionnant a pesé lourd dans l’entrejeu et symbolise la montée en puissance de Chelsea.
Les Flops : Un PSG sans réaction, plombé par ses défaillances défensives
Lucas Beraldo : Luis Enrique lui avait renouvelé sa confiance après sa solidité face au Real Madrid. Mais contre Chelsea, le Brésilien a vécu l’un de ses pires matchs sous le maillot parisien. En difficulté dans les duels, hors tempo sur les déplacements de Joao Pedro ou Palmer, il a sombré dès les premières minutes et n’a jamais réussi à inverser la tendance.
Nuno Mendes : Longtemps absent cette saison pour blessure, le latéral portugais semblait avoir retrouvé son niveau. Malheureusement, cette finale a révélé ses limites actuelles. Bousculé par l’activité de Malo Gusto et les décrochages de Palmer, Mendes a subi sans apporter le moindre danger offensif. Une prestation bien en dessous de ce qu’exige une rencontre de ce calibre.
Vitinha : C’est peut-être le plus décevant. Le milieu portugais, magistral tout au long de la Ligue des champions, est passé complètement à côté de sa finale. Invisible dans la construction, dépassé dans l’impact, il a laissé Caicedo et Gallagher prendre le contrôle du tempo. Un échec d’autant plus marquant qu’il était l’un des leaders techniques de l’équipe cette saison.
Une défaite qui n’efface pas les progrès du PSG, mais qui remet en lumière certaines fragilités
Ce revers face à Chelsea, aussi brutal soit-il, n’annule pas les progrès réalisés par le PSG cette saison. Paris reste champion d’Europe en titre, une première historique. Mais cette finale perdue met en lumière certains axes de travail pour Luis Enrique : la dépendance à ses tauliers (Marquinhos, Dembélé, Hakimi), l’impact mental dans les grands rendez-vous, et la profondeur de banc parfois limitée.
La blessure tardive de Marquinhos a pesé lourd, obligeant Luis Enrique à titulariser Beraldo aux côtés de Skriniar. Le manque de réaction à 0-3 laisse entrevoir une faille psychologique qu’il faudra combler pour transformer cette belle dynamique en culture de la gagne sur la durée.
Prochain rendez-vous pour les champions de France : le Trophée des Champions en août. En attendant, l’heure est au bilan, et aux ajustements nécessaires pour confirmer sur la scène internationale.