Le Ballon d’Or 2025 s’annonce comme l’un des plus imprévisibles de ces dernières années. Alors que les projecteurs sont braqués sur Ousmane Dembélé – étincelant avec le PSG – et Lamine Yamal, l’étoile montante du FC Barcelone, un outsider de poids s’invite dans la course selon Hervé Renard : Achraf Hakimi.
Hakimi, l’outsider qui change la donne
À 26 ans, Achraf Hakimi vit sans doute la saison la plus complète de sa carrière. En club, son bilan est impressionnant : 11 buts et 16 passes décisives en 55 matchs toutes compétitions confondues. Bien loin des standards habituels pour un latéral droit, ces chiffres suffisent à repositionner le joueur formé au Real Madrid au centre des discussions pour le Ballon d’Or.
Dans un PSG orphelin de Kylian Mbappé, désormais au Real Madrid, Hakimi est devenu un leader naturel sur et en dehors du terrain. Que ce soit en Ligue 1, où il brille par sa régularité, ou en Ligue des champions, où ses montées incessantes désarçonnent les défenses adverses, le Marocain s’est imposé comme un pilier de l’effectif parisien version Luis Enrique.
Pour Hervé Renard, ancien sélectionneur du Maroc, le choix est clair : « C’est l’un des meilleurs joueurs du monde aujourd’hui. Il est, pour moi, le Ballon d’Or de cette saison tant il a été exceptionnel, régulier et décisif dans toutes ses performances. ».
Dembélé et Yamal : des favoris mérités, mais contestés
Il est évident que Ousmane Dembélé et Lamine Yamal signent eux aussi une saison impressionnante. L’ailier parisien a retrouvé constance, efficacité et influence dans le jeu, devenant l’un des artisans principaux du succès du PSG en Ligue 1 et en Europe. Sa complicité avec Vitinha et Gonçalo Ramos sur le flanc droit est l’une des grandes réussites tactiques de Luis Enrique cette saison.
Quant à Yamal, à seulement 17 ans, il casse tous les codes. Titulaire indiscutable au Barça et déjà décisif en Ligue des champions, il incarne le renouveau du football espagnol. Le Ballon d’Or pourrait aussi se transformer, dans son cas, en consécration symbolique d’un nouveau prodige mondial.
Mais contrairement à ses concurrents aux profils offensifs, Hakimi combine efficacité, régularité et rareté à son poste. Dans l’histoire du Ballon d’Or, les défenseurs sont rarement récompensés – Cannavaro en 2006 reste l’exception – mais l’évolution du jeu moderne pourrait jouer en faveur du Marocain.
Hakimi, un atout pour le PSG et pour l’Afrique
L’impact de Hakimi dépasse le rectangle vert. Il est devenu l’un des visages de l’Afrique sur la scène internationale et une véritable icône au Maroc. Un sacre au Ballon d’Or serait un événement historique, car aucun joueur africain n’a remporté cette distinction depuis George Weah en 1995.
Au PSG, sa progression est aussi un signal fort. Elle démontre que le club peut continuer à faire émerger des figures mondiales sans Mbappé. Dans un collectif désormais plus équilibré, Hakimi, par sa polyvalence et ses performances, s’impose comme un ambassadeur d’un Paris plus collectif et stratégiquement bien huilé sous Luis Enrique.
La question demeure : l’univers du football est-il prêt à sacrer un latéral droit ? Les performances parlent pour Hakimi, mais le verdict final, en septembre, dépendra souvent de la dynamique de fin de saison et de la campagne européenne du PSG. Une finale – ou un sacre – en Ligue des champions pourrait clairement faire pencher la balance en sa faveur.
Quoi qu’il en soit, Hervé Renard n’hésite pas : « Lorsqu’on est formé au Real Madrid, c’est déjà le signe qu’on possède de grandes qualités… » Le joueur semble prêt à écrire l’histoire. En témoigne son statut de leader au PSG et en sélection.
Alors, entre Dembélé, Yamal et Hakimi, quel sera le choix du jury ? Réponse en septembre, au théâtre du Châtelet, pour un Ballon d’Or 2025 plus ouvert que jamais.