Le Paris Saint-Germain s’apprête peut-être à dire adieu à l’un de ses symboles les plus forts : Presnel Kimpembe. L’enfant de Paris, formé au club dès l’âge de 10 ans, est aujourd’hui confronté à une situation des plus délicates. À l’approche de ses 30 ans, et après deux saisons marquées par des blessures à répétition, le défenseur central ne semble plus faire partie des plans de Luis Enrique. Un possible départ qui, au-delà de l’aspect sportif, serait une vraie page qui se tourne dans l’histoire du PSG.
Kimpembe, entre glorieux passé et avenir incertain
Longtemps considéré comme l’un des piliers du projet parisien et international français champion du monde 2018, Kimpembe est en perte de vitesse. Sa dernière saison s’est résumée à seulement 76 minutes de jeu en raison d’une longue convalescence post-blessure au tendon d’Achille. Pourtant, son retour à l’entraînement en février 2025 avait suscité un espoir, tant chez les supporters que dans l’encadrement. Mais le retour à la compétition de « Presko », comme on le surnomme affectueusement dans le vestiaire, n’a pas suffi à inverser la donne.
La situation s’est encore complexifiée cet été avec l’arrivée de Willian Pacho (ex-Francfort) et la probable signature de Illya Zabarnyi (Bournemouth). Ces deux noms viennent s’ajouter à une défense déjà bien fournie avec Skriniar, Lucas Hernandez, Marquinhos et Danilo. La hiérarchie est claire : tout laisse penser que le numéro 3 parisien ne fait plus partie des rotations prioritaires de l’entraîneur espagnol.
Une sortie encadrée vers le Qatar ?
Si aucun bras de fer n’est en cours – Kimpembe demeurant lucide et professionnel – les discussions internes évoquées par Le Parisien montrent que l’idée d’un départ fait son chemin au sein du club. Sous contrat jusqu’en juin 2026, le défenseur est encore protégé contractuellement, mais le PSG chercherait à lui offrir une porte de sortie digne de son statut d’ancien cadre.
La solution pourrait bien passer par le Qatar, comme ce fut récemment le cas pour Marco Verratti et Julian Draxler. Le réseau qatari, puissant et fidèle partenaire du club, pourrait faciliter un transfert dans une structure capable d’absorber à la fois le salaire conséquent du joueur et d’offrir un temps de jeu régulier à un joueur en quête de relance. Reste toutefois un double frein : sa condition physique encore fragile après deux saisons minimales, et son salaire estimé à plus de 8 M€/an, qui n’est pas à la portée de tous les clubs hors Europe.
Un départ symbolique pour le vestiaire
Depuis son intégration à l’équipe première en 2014, Kimpembe s’est imposé en tant que figure centrale du vestiaire. Émotif, fédérateur, pilier du lien entre les générations, son impact dépasse le cadre du terrain. À l’ère post-Mbappé et dans un groupe de plus en plus cosmopolite, son départ serait ressenti comme une vraie perte, même si rationnelle d’un point de vue sportif. Il symbolise cette fibre parisienne que le club loue tant et qu’il cherche encore à préserver tout en réformant son effectif.
À une semaine de la Supercoupe d’Europe face à Tottenham, nul ne sait encore si Kimpembe fera le déplacement parmi le groupe ou si son destin s’écrira loin du Parc des Princes. Une chose est sûre : le PSG envisage la suite, et cette suite pourrait bien se passer de l’un de ses enfants les plus emblématiques.