Franco Mastantuono refuse le PSG : pourquoi Luis Enrique a perdu le duel face au Real Madrid

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par Maxime Nauzit

Alors que Luis Enrique et le Paris Saint-Germain rêvaient de frapper un grand coup sur le marché des transferts en attirant la pépite franco-argentine Franco Mastantuono, le jeune crack a préféré dire ‘non’ au club de la capitale. Un revers inattendu qui en dit long sur les défis actuels du PSG en matière de stratégie de recrutement à l’heure où les talents sud-américains attirent toute l’Europe.

Franco Mastantuono avait le PSG à ses pieds, mais son cœur était madrilène

À l’aube de ses 18 ans, Franco Mastantuono s’annonçait déjà comme l’un des plus grands espoirs du football sud-américain. Formé à River Plate, ce milieu offensif gaucher capable d’évoluer en 10 comme en faux ailier a affolé les cellules de recrutement des plus grands clubs européens. Et parmi eux, le PSG n’était pas en reste.

Selon les propos du joueur lui-même, rapportés par le média officiel du Real Madrid, Luis Enrique l’a personnellement contacté. « Le PSG m’a contacté et j’ai échangé avec Luis Enrique. Je lui suis très reconnaissant, mais mon rêve était le Real Madrid », a-t-il déclaré lors de sa présentation à Valdebebas. Un coup dur pour le coach parisien qui misait sur son pouvoir de persuasion et la force du projet parisien pour renverser la tendance.

Luis Enrique, en pleine montée en puissance avec le Paris Saint-Germain (titre de Ligue 1 2025 en poche), espérait surfer sur cette dynamique pour séduire Franco Mastantuono. Mais même les arguments d’un club cinq fois champion de France consécutivement ne pouvaient rivaliser avec l’appel du Bernabéu.

Xabi Alonso, la carte maîtresse du Real Madrid

Pourquoi un tel choix alors que Paris représentait une rampe de lancement rapide vers la scène européenne pour un jeune comme Mastantuono ? C’est simple : la relation directe avec Xabi Alonso a fait basculer l’affaire. « Xabi Alonso m’a appelé, c’était très important », a confié le joueur. Dans un club où la hiérarchie est claire et les ambitions européennes inchangées, la confiance du coach a pesé lourd.

Le transfert a été scellé via l’activation de sa clause libératoire fixée à plus de 40 millions d’euros par River Plate. Un montant que le Real Madrid n’a pas hésité à débourser pour sécuriser l’un des profils les plus convoités de cette génération 2007.

Le contraste est frappant avec la stratégie parisienne : malgré des moyens identiques, le PSG peine encore à convaincre ces jeunes pépites de rejoindre un projet souvent perçu comme moins historique ou moins stable. Ce nouveau camouflet rappelle d’ailleurs les cas récents de joueurs sud-américains (comme Endrick ou Vitor Roque) ayant opté pour l’Espagne malgré l’intérêt parisien.

Quel impact pour le PSG et Luis Enrique ?

Ce revers laisse des traces pour Paris. Sur le plan symbolique, il illustre les défis que rencontre le club dans la construction de son avenir post-Mbappé. L’ADN du PSG évolue : privilégier les talents à fort potentiel, miser sur la jeunesse, construire un effectif à long terme. Mais comme le prouve l’épisode Mastantuono, il faudra ajuster le discours et peut-être renforcer certaines positions dans la hiérarchie du club pour convaincre sur le long terme.

Luis Enrique bénéficie toujours d’un crédit énorme, après une première saison réussie ponctuée par une domination quasi-totale en Ligue 1. Mais dans une perspective européenne — et face à des mastodontes comme le Real Madrid qui continuent d’enrôler les joyaux du continent — le PSG devra frapper fort sur le marché estival 2025 pour combler ce type de manques.

Alors que Nasser Al-Khelaïfi et Luis Campos s’activent déjà pour étoffer le milieu de terrain et sécuriser d’autres profils U23, l’exemple Mastantuono sert d’alerte : avoir un bon projet ne suffit pas toujours. Encore faut-il parvenir à le vendre mieux que les autres.

Le rendez-vous est pris : l’été 2025 sera décisif pour le PSG, qui devra montrer qu’il peut, lui aussi, attirer et garder la future élite du football mondial.

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