Le mercato d’été 2025 s’anime du côté du Paris Saint-Germain. Alors que Randal Kolo Muani s’apprête à quitter la capitale pour rallier la Juventus de Turin, un autre joueur jugé indésirable, Marco Asensio, voit son avenir s’obscurcir. Entre progrès dans la gestion des départs et difficultés à se défaire de certaines individualités, le PSG surfe entre soulagements et frustrations.
Kolo Muani : destination Turin, fin d’une parenthèse manquée
À peine un an après son arrivée très médiatisée à Paris en août 2024, Randal Kolo Muani met fin à son aventure au PSG. L’international français n’aura jamais vraiment trouvé sa place dans le système de Luis Enrique, manquant de régularité et de repères dans un secteur offensif déjà bien fourni. Son départ acté vers la Juventus sous la forme d’un prêt payant de 10 millions d’euros avec obligation d’achat à 45 millions d’euros constitue une opération économiquement satisfaisante pour le club de la capitale.
Selon les informations de Tuttosport, relayées par Guillaume Pacini, Kolo Muani sera disponible pour la première journée de Serie A. Une issue qui ravit les dirigeants parisiens, désireux d’alléger leur masse salariale et de rationaliser leur effectif autour de joueurs 100 % compatibles avec la philosophie de jeu mise en place. L’issue rapide du dossier atteste aussi de la nouvelle stratégie de Paris : agir plus tôt, plus clairvoyamment, et éviter les feuilletons interminables de dernières minutes.
Marco Asensio : une sortie désormais floue
En revanche, le dossier Marco Asensio continue d’inquiéter en interne. Longtemps promis à Fenerbahçe, où il rejoindrait son ancien coéquipier Milan Skriniar, l’Espagnol a vu la piste turque se refermer brutalement suite à l’arrivée de Kerem Aktürkoğlu et aux exigences salariales élevées du joueur.
Mis de côté par Luis Enrique depuis plusieurs mois et déjà prêté avec succès à Aston Villa la saison dernière, Asensio voit ses opportunités de rebond se réduire à mesure que l’été avance. Son profil technique, pourtant séduisant, ne semble plus correspondre au projet en reconstruction de Paris. Si son départ apparaît toujours souhaité par la direction, aucun club ne semble pour le moment prêt à s’aligner sur ses prétentions. Un casse-tête de plus, alors qu’on évoquait encore récemment son retour dans la hiérarchie des attaquants disponibles.
Dans l’entourage du joueur, on espère une relance en Liga ou un retour en Premier League où son prêt à Aston Villa avait été convaincant (4 buts et 6 passes décisives en 17 matches toutes compétitions confondues). Mais le temps presse, car au-delà de l’aspect sportif, l’encombrement salarial dû à des joueurs peu utilisés reste une problématique majeure pour Paris qui vise l’efficience en Ligue 1 comme en Ligue des champions.
Enjeux économiques et sportifs : un mercato déjà révélateur
Le cas Kolo Muani illustre une double réalité : l’importance de gérer rapidement les échecs sportifs et la volonté du PSG de conserver une certaine valeur marchande pour ses recrues, même mal intégrées. Le cas Asensio, au contraire, révèle les limites d’un effectif parfois construit dans l’opportunisme plus que dans la cohérence tactique. Dans un contexte post-Mbappé, Paris cherche à stabiliser un effectif où chaque joueur apporte une contribution tangible.
Alors que la nouvelle saison approche, ces décisions ne seront pas anodines. Elles influenceront la capacité du PSG à performer non seulement en Ligue 1, où la concurrence renaît avec Marseille et Monaco, mais surtout en Ligue des champions, où Luis Enrique est attendu au tournant après les demi-finales atteintes en 2024.
Avec des sorties comme celle de Kolo Muani et des cas complexes comme celui d’Asensio, le PSG montre qu’en 2025, gérer l’après-Mbappé, c’est aussi trier, rationaliser et optimiser chaque facette de son vestiaire… sans place pour l’indécision.