Le PSG vit un véritable casse-tête médical à quelques jours de son retour en Ligue des champions. Alors que Paris s’apprête à affronter l’Atalanta Bergame en huitième de finale aller ce mercredi, l’infirmerie ne cesse de se remplir. Après les absences déjà connues d’Ousmane Dembélé et de Désiré Doué, trois nouveaux joueurs sont venus allonger la liste des blessés lors du match contre Lens (2-0), disputé ce dimanche soir au Parc des Princes.
Un match sombre malgré la victoire : Kvaratskhelia, Lee Kang-in et Beraldo blessés
Ce qui devait être une répétition générale réussie a viré au cauchemar pour Luis Enrique. Dès la première demi-heure, Khvicha Kvaratskhelia, l’un des grands espoirs offensifs du PSG, s’est plaint d’une douleur au mollet. L’ancien napolitain, qui commençait enfin à trouver ses repères dans le système parisien, a été contraint de sortir à la 30e minute, remplacé par le jeune Ibrahim Mbaye.
C’est une véritable tuile pour Luis Enrique, qui comptait sur la vivacité et la percussion du Géorgien pour déséquilibrer la défense resserrée de l’Atalanta, équipe connue pour son jeu physique et rigoureux tactiquement.
Et le sort s’est acharné. En seconde période, Lee Kang-in, lumineux depuis plusieurs semaines, s’effondre à la 56e minute, visiblement touché à la cheville droite. Visage marqué, le Sud-coréen quitte la pelouse sous les applaudissements du Parc mais visiblement en grande souffrance.
Clou du spectacle (ou de l’hécatombe ?) à la 68e minute : le défenseur central Lucas Beraldo se tord la cheville lors d’un duel avec Florian Sotoca. La scène est violente : évacuation sur civière, regard noir de l’encadrement médical… Le Brésilien, qui s’était imposé comme un pilier de la défense parisienne depuis sa signature en janvier 2024, pourrait manquer plusieurs semaines de compétition.
Luis Enrique face au casse-tête : quelles solutions contre l’Atalanta ?
À trois jours du choc face à l’Atalanta, le staff parisien doit composer sans Kvaratskhelia, Lee Kang-in, Beraldo, Dembélé et Doué. C’est plus qu’un simple coup dur : c’est une remise en question complète de l’approche tactique parisienne face à une équipe italienne redoutable sur transition.
Luis Enrique, habitué aux rotations offensives et à un jeu basé sur la largeur, perd en un week-end deux de ses meilleurs dynamiteurs de couloirs. Il pourrait s’appuyer davantage sur Bradley Barcola, qui continue de monter en puissance, mais l’incertitude plane sur la capacité du groupe à rester compétitif sans ses principales armes techniques.
En défense, la blessure de Beraldo chamboule l’axe central. Danilo Pereira, Skriniar ou Lucas Hernandez pourraient être sollicités dans un système à trois ou à quatre, mais la complémentarité défensive promise depuis les phases de poules reste brisée.
Heureusement, le PSG dispose encore de talents capables de faire la différence : Vitinha dans l’entrejeu, Gonçalo Ramos ou encore Asensio en soutien offensif. Toutefois, l’équilibre général du onze est fragilisé, au moment le plus crucial de la saison.
Un test de caractère… et de profondeur d’effectif
Cette crise sanitaire inattendue pourrait au final servir de révélateur pour ce PSG 2025. Après le départ de Kylian Mbappé au Real Madrid l’été dernier, le projet parisien s’est recentré sur le collectif. Voilà une occasion parfaite – bien que forcée – pour prouver la maturité et l’identité de jeu proposée par Luis Enrique.
Alors que la Ligue 1 semble relativement bien maîtrisée, c’est en Ligue des champions que Paris veut frapper fort cette saison. Pour continuer d’y croire, cela commencera par une performance solidaire et inspirée face à une Atalanta Bergame en forme… et au complet.
L’heure est grave, mais Paris a rarement autant été attendu au tournant.