PSG – Lens : polémique autour du penalty non sifflé, Florian Thauvin pointe du doigt l’arbitrage

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par Maxime Nauzit

Le PSG s’impose contre Lens (2-0), mais une décision arbitrale fait encore débat. Lors de cette affiche de Ligue 1 jouée au Parc des Princes, l’absence d’un penalty en faveur de Florian Thauvin en fin de première période a mis le feu aux poudres. Si les Parisiens poursuivent leur dynamique impressionnante en championnat, ce fait de jeu a suscité beaucoup de commentaires, notamment de la part de l’ex-Marseillais.

Un penalty oublié qui fait parler

Le PSG a confirmé sa mainmise sur la Ligue 1 avec une solide victoire 2-0 contre le RC Lens. Mais à la pause, tout aurait pu basculer après une action litigieuse dans la surface parisienne. À la 45+1e minute, Florian Thauvin, très en jambe sur le front de l’attaque lensoise, déborde dans la surface et semble être ceinturé par Danilo Pereira. Les images montrent un contact net, mais l’arbitre Jérémie Pignard ne bronche pas, et le VAR ne revient pas sur la décision initiale.

Au micro de beIN Sports, Thauvin n’a pas mâché ses mots : « Je pense que… je n’ai pas revu les images, mais ce que je ressens sur le moment, c’est qu’il y a penalty, c’est clair et net. » Avant de nuancer son propos : « Monsieur Pignard et ses assistants sont de très bons arbitres. L’erreur est humaine… mais sur ce coup-là, j’aurais mérité d’avoir le penalty. » (source : beIN Sports).

Au-delà des émotions à chaud, cette décision pose une vraie question sur la cohérence de l’assistance vidéo. Dans un match à forts enjeux pour les deux équipes, ce moment aurait pu redistribuer les cartes.

Quel impact sur le match et la dynamique parisienne ?

À cet instant du match, le PSG mène 1-0 grâce à un but rapide de Gonçalo Ramos (8e). Si le penalty avait été accordé et transformé, la physionomie de la rencontre aurait pu être radicalement différente. Paris contrôlait certes le ballon (63% de possession sur l’ensemble du match selon la LFP), mais Lens restait dangereux en transition, principalement par les courses de Thauvin et Guilavogui.

L’entraîneur parisien Luis Enrique peut remercier sa ligne arrière, encore une fois souveraine. Danilo Pereira, dans une position hybride entre sentinelle et troisième central, a su couvrir les risques… parfois au contact limite, comme en témoigne cette action litigieuse. Le PSG poursuit ainsi sa série d’invincibilité en 2025, consolidant sa première place au classement.

Côté lensois, c’est une frustration palpable. Thauvin le dit lui-même : « Si on revient à 1-1, pour la confiance, ça peut peut-être nous relancer. On sait que c’est difficile contre Paris, mais avec la confiance, on est capables de tout. » Une lucidité rare dans l’analyse post-match, qui souligne la maturité du joueur formé à Bastia.

Une décision symptomatique d’un malaise autour du VAR ?

Cette action relance le débat autour de la VAR. Pourquoi ce type d’incident, pourtant aisément visible sur les ralentis, n’est-il pas revu systématiquement ? La Ligue de Football Professionnel (LFP) n’a pas encore communiqué officiellement sur ce fait de match. Ce silence renforce une forme d’incompréhension chez les fans comme chez les acteurs du jeu.

Pour le PSG, cette polémique ne doit pas masquer les enseignements positifs : solidité défensive, efficacité offensive, et une gestion collective maîtrisée en phase sans ballon. Mais pour Lens, cette défaite laissera un goût amer — non pas en raison de la prestation proprement dite, mais à cause d’un fait de jeu qui aurait pu faire basculer la rencontre.

À quelques journées d’une fin de saison intense où chaque point peut compter, notamment dans la course à l’Europe pour Lens, ce type d’incident reste un grain de sable dans les rouages d’un système d’arbitrage qui peine encore à convaincre pleinement.

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