Il n’évolue plus au PSG depuis 2022, mais Angel Di María n’en finit plus de rappeler aux fans parisiens à quel point il est un magicien du ballon. Le 14 septembre 2025, sous les couleurs de Rosario Central, l’ancien ailier parisien a illuminé la 8e journée de la Liga Profesional en Argentine avec un but venu d’ailleurs : un corner direct, placé au deuxième poteau, face à Boca Juniors. Une inspiration rare dans le football moderne, qui confirme, à 37 ans, tout le génie de « Fideo ».
Un geste technique d’exception face à Boca Juniors
Le duel entre Rosario Central et Boca Juniors, deux géants du football argentin, promettait de l’intensité. Mais c’est Di María qui a volé la vedette. Après une ouverture du score adverse signée Rodrigo Battaglia (20e), l’ancien Parisien a répondu quatre minutes plus tard d’une manière inattendue. Un coup de pied de coin que tout le monde croyait adressé pour un partenaire, s’est transformé en but venu d’ailleurs. Le ballon a survolé la surface, échappant à la défense et au gardien, avant de finir directement dans les filets. Explosion au stade Gigante de Arroyito.
Ce but, surnommé gol olímpico en Amérique du Sud, est l’un des gestes les plus rares et spectaculaires du football. La vidéo du but, relayée sur les réseaux sociaux, a immédiatement fait le tour du monde (source : SportsCenter, 14/09/2025). De quoi réveiller la nostalgie des supporters du PSG, nombreux à s’enthousiasmer en ligne.
Un rappel du génie parisien de Di María
Si ce but n’a certes pas de conséquences directes pour le Paris Saint-Germain en 2025, il illustre la profondeur de l’héritage technique que le club parisien peine parfois à renouveler. Di María, arrivé au PSG en 2015, y a inscrit 93 buts en 295 matchs toutes compétitions confondues, souvent marqués par sa finesse technique, ses centres millimétrés et ses coups de génie balle au pied. Son influence sur les coups de pied arrêtés, notamment lors du Final 8 de la Ligue des champions, reste dans toutes les mémoires.
Ce corner direct en Argentine fait directement écho à plusieurs actions similaires qu’il avait tenté sous le maillot parisien, même si aucun n’avait terminé au fond de la même manière. Le geste cristallise une époque où la créativité individuelle faisait rayonner le collectif rouge et bleu.
Un PSG en quête de successeurs créatifs
Avec le départ de Kylian Mbappé vers le Real Madrid en 2024 et la retraite internationale de Verratti, le PSG entre dans une nouvelle ère tactique. Luis Enrique, toujours à la tête du club à l’automne 2025, mise sur une maîtrise plus collective du jeu, privilégiant les phases construites aux exploits individuels. Mais force est de constater que la magie d’un Di María manque parfois au Parc des Princes, notamment sur phases arrêtées.
Bradley Barcola, Kang-in Lee ou encore Xavi Simons (en prêt au moment de la rédaction) tentent de s’affirmer comme les nouveaux créateurs du PSG, mais aucune alternative ne possède pour l’instant l’aura d’un « Fideo ». Le recrutement envisagé pour l’hiver 2026 pourrait inclure un profil de meneur excentré, capable de décanter les matchs serrés comme le faisait Di María.
Une légende active, regard tourné vers la Copa América 2026 ?
À Rosario Central, l’influence de Di María est totale. Avec déjà trois buts en six matchs en championnat, il prouve que son retour en Argentine n’est pas une retraite déguisée, mais un projet sportif sérieux. En témoigne également son coup franc victorieux contre les Newell’s Old Boys la semaine dernière.
Et si Di María n’en avait pas terminé avec la Selección ? Bien qu’il ait annoncé sa retraite internationale après le Mondial 2022, le niveau qu’il affiche laisse planer le doute. Le sélectionneur Lionel Scaloni pourrait-il être tenté de lui offrir une dernière danse lors de la Copa América 2026, aux États-Unis ? En tout cas, la question fait déjà débat dans les médias argentins.
En attendant, pour les supporters parisiens, chaque action de Di María reste un clin d’œil à une époque flamboyante du club. Un rappel que le talent pur, comme une frappe de corner rentrante, ne s’oublie jamais.