Alors que la saison 2025-2026 de la Ligue des champions a pris son envol, le PSG — tenant du titre — affiche ses ambitions sans détours : réaliser un doublé inédit pour un club français. Une mission exaltante mais semée d’embûches, dans une nouvelle phase de groupes au format élargi. Décryptage de ce calendrier européen haletant et des enjeux pour un Paris Saint-Germain renouvelé mais toujours plus affamé.
Un départ canon pour le PSG en Ligue des champions
Le PSG n’a pas traîné pour retrouver ses standards européens. Déjà auréolé de sa victoire finale en 2025 contre Manchester City au stade Wembley, le club de la capitale a inauguré cette nouvelle campagne par un retentissant 4-0 face à l’Atalanta au Parc des Princes. Luis Enrique, confirmé dans ses fonctions malgré le départ de Kylian Mbappé au Real Madrid, a pu compter sur une animation offensive fluide portée par Ousmane Dembélé et un Gonçalo Ramos retrouvé.
Un déplacement périlleux au Camp Nou contre le Barça a ensuite confirmé la solidité mentale des Parisiens : victoire 2-1 à l’extérieur, là où peu s’imposent. Cette rencontre, marquée par le retour de Xavi sur le banc catalan, a vu Vitinha livrer une performance de haut niveau, démontrant la profondeur de banc parisienne.
Le match suivant aura valeur de test face au Bayer Leverkusen, l’un des collectifs les plus équilibrés du moment, qui a poussé le PSG à revoir ses schémas en prévision d’un choc européen.
Un format élargi et un calendrier impitoyable
Pour la saison 2025-2026, l’UEFA a maintenu son format de phase de ligue introduit un an plus tôt : 36 équipes dans une poule unique, chaque club disputant huit matchs contre des adversaires différents. Les huit premiers accèdent directement aux huitièmes de finale, tandis que les équipes classées de la 9e à la 24e place passeront par un barrage. Un système impitoyable qui nécessite de la régularité tout en exigeant de s’imposer face à des adversaires aux profils variés.
Le calendrier du PSG s’annonce aussi intense que stratégique. Après les premières victoires convaincantes, Paris devra encore affronter successivement le Bayer Leverkusen, puis le Bayern Munich, Tottenham, Newcastle, le Sporting Portugal et enfin l’Athletic Club. Autant de styles de jeu et de déplacements potentiellement difficiles.
À noter la date ô combien attendue du 4 novembre 2025 : PSG – Bayern Munich au Parc des Princes, pour un remake de la finale 2020. La confrontation avec Tottenham, prévue le 26 novembre, aura également valeur de révélateur contre une équipe anglaise de plus en plus accrocheuse sous Ange Postecoglou.
Quels enjeux pour Paris ? Cap sur le doublé… et les automatismes
Avec le départ de Mbappé vers le Real Madrid l’été dernier, certains observateurs craignaient une chute du niveau offensif parisien. Pourtant, Luis Enrique semble avoir trouvé une alchimie nouvelle : Barcola, Dembélé et Ramos forment un trio complémentaire, quand Kang-in Lee et Fabian Ruiz brillent en créateurs intermittents.
L’autre enjeu majeur réside dans l’équilibre défensif. Face à des adversaires comme le Bayern ou Newcastle, il faudra compter sur un Marquinhos impérial et un Donnarumma capable de réaliser l’exploit à tout moment. Les rotations opérées par Luis Enrique sont pour l’instant bien gérées, mais le marathon européen, combiné aux échéances de Ligue 1 et Coupe de France, pourrait mettre les organismes à rude épreuve.
Enfin, cette phase de groupe servira de révélateur à l’échelle continentale : le PSG a-t-il appris de ses échecs passés ? Est-il désormais capable d’assumer son statut et viser le sommet avec constance ?
Quid des rivaux ? Marseille peine, le Real impressionne
Pendant que le PSG déroule son plan, l’OM, de retour après trois ans d’absence à ce niveau, connaît un parcours plus chaotique. Battu 2-1 au Bernabéu par le Real Madrid lors de la 1ère journée, Marseille s’est bien rattrapé en corrigeant l’Ajax (4-0), mais devra encore prouver sa capacité à jouer sur la durée face à des équipes comme Liverpool ou Newcastle.
Quant au Real Madrid, justement, il semble parti sur des bases stratosphériques. Avec un Mbappé déjà décisif (buteur contre Marseille puis double passeur contre Kairat Almaty), et un collectif huilé par Carlo Ancelotti, les Merengues pourraient bien recroiser la route du PSG à un stade plus avancé. Le choc annoncée entre les deux équipes serait l’un des sommets footballistiques de la saison.
Conclusion : un PSG ambitieux mais sous pression
Le PSG débute brillamment sa campagne 2025-2026 de Ligue des champions, avec la volonté affirmée de défendre sa couronne. Mais la pression est immense. Chaque match dans ce format élargi peut faire la différence, et les adversaires se montrent affûtés. Grâce à une dynamique interne solide, un banc performant et une direction sportive stable, Paris a les cartes en main pour écrire une nouvelle page de son histoire européenne. À condition de tenir la cadence jusqu’à la finale du 30 mai 2026.