Le football français reprend des couleurs sur la scène européenne et le PSG n’y est pas étranger. La semaine européenne qui vient de s’écouler pourrait bien marquer un tournant pour l’indice UEFA de la France. Grâce notamment au succès retentissant du Paris Saint-Germain à Barcelone et à la démonstration de l’OM face à l’Ajax, la France rêve de retrouver le top 10 du classement UEFA saisonnier. Décryptage d’une dynamique retrouvée.
Le PSG en leader, l’OM en éclaireur : une semaine en or pour la France
La performance du PSG au Spotify Camp Nou restera comme un moment clé de cette campagne européenne 2024-2025. À Barcelone, l’équipe de Luis Enrique, largement remaniée suite aux nombreux départs dont celui de Kylian Mbappé au Real Madrid, a livré une prestation de très haut niveau. Au-delà du score, c’est l’intensité et la maîtrise tactique qui ont impressionné. Un signal fort, envoyé à toute l’Europe.
L’Olympique de Marseille n’a pas été en reste : son écrasante victoire 4-0 face à un Ajax Amsterdam dépassé a non seulement conforté le statut du club phocéen en Europa League, mais affaibli un concurrent direct au classement UEFA. Monaco, pour sa part, a su tenir tête à Manchester City, arrachant un nul qui vaut de l’or face à l’ogre anglais.
Résultat immédiat : la France bondit à la 11e place du classement UEFA de la saison en cours (source : UEFA.com), dépassant d’un coup plusieurs nations dont la Roumanie, la Norvège et la Grèce. Si les clubs français maintiennent cette cadence, le top 10 est à portée de crampons.
Classement UEFA sur 5 ans : le Portugal distancé, les Pays-Bas dépassés
Si l’indice saisonnier est encourageant, celui sur les cinq dernières saisons – qui détermine le nombre de places en coupes européennes – est primordial. Sur ce plan, la France consolide nettement sa cinquième place. Une position stratégique puisqu’elle garantit une meilleure représentation en Ligue des Champions, surtout depuis la réforme du format prévue pour 2025-2026.
Les Pays-Bas, longtemps au coude-à-coude avec la Ligue 1, sombrent cette saison. L’Ajax, en pleine crise sportive, n’est que l’illustration d’un foot néerlandais en perte de vitesse. Trois défaites en quatre matchs de Ligue des Champions, un PSV accroché par Leverkusen et une Europe League catastrophique (0 point après la première journée) : les néerlandais reculent sévèrement.
Quant au Portugal, l’écart se creuse. Benfica, Porto et Braga affichent des résultats en dents de scie, laissant la voie libre à une Ligue 1 qui redresse enfin la tête collectivement.
La Bundesliga trop loin, mais la Belgique reste dans le rétroviseur
Malgré cette embellie tricolore, l’objectif à court terme reste modeste : sécuriser la cinquième place. Selon Opta, la probabilité de dépasser l’Allemagne reste faible (15 % en début de saison). La Bundesliga continue de performer en Ligue des Champions, avec des résultats solides d’équipes comme le Bayern ou Leipzig.
Plus inquiétante pourrait être la montée en puissance de la Belgique. Portés par des clubs comme l’Union Saint-Gilloise ou Genk, les Belges grappillent des points. Si la tendance se confirme, ils pourraient être les prochains à menacer la France. Une alerte à ne pas négliger, même si pour l’heure, la marge demeure confortable.
Place aux quatre mousquetaires : l’indice UEFA entre en jeu jeudi
Au-delà du trio PSG-OM-Monaco, les projecteurs se tournent maintenant vers les autres représentants français. Ce jeudi, l’OL, Lille, Nice et Strasbourg ont rendez-vous avec l’Europe. En Europa League et Ligue Conférence, chaque résultat positif compte en termes de points UEFA. C’est cette dynamique collective, longtemps ignorée, qui fait aujourd’hui toute la différence.
Victorieuse face à l’Utrecht, l’OL a déjà montré la voie en ramenant des points précieux contre un autre club néerlandais. Pour le LOSC, solide en phase de groupes, et pour Strasbourg, novice mais combatif, l’enjeu est double : briller sur la scène continentale et contribuer à la remontée de la France dans la hiérarchie européenne.
Le message est clair : l’indice UEFA n’est pas une affaire de prestige, c’est une priorité stratégique. Et à en croire la tournure des choses, les clubs français l’ont enfin compris.