De Zerbi tacle les médias parisiens : ce que cela révèle de la guerre OM-PSG en 2025

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par Maxime Nauzit

La rivalité entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille n’est pas prête de s’essouffler, même en dehors du terrain. Après plusieurs confrontations tendues, l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi est monté au créneau cette semaine en conférence de presse, reprochant aux médias parisiens leur manque de considération envers ses joueurs. Une sortie qui ravive les tensions dans un Classique jamais vraiment terminé.

Un tacle médiatique en marge de Metz-OM

Alors que l’OM s’apprête à défier le FC Metz ce samedi dans le cadre de la 13e journée de Ligue 1, Roberto De Zerbi a détourné les projecteurs du terrain pour les pointer vers… la presse parisienne. Interrogé sur le bon moment que traverse son équipe – avec des victoires convaincantes face à Strasbourg, l’Ajax Amsterdam (4-0 en Ligue des Champions) et surtout contre le PSG lors du Classique du 22 septembre – l’Italien n’a pas mâché ses mots.

« Nos joueurs auraient mérité plus de respect et de considération de la part de vos collègues parisiens », a lancé le technicien olympien, avant de pointer du doigt les critiques sur la supposée équipe B ou C alignée par Luis Enrique lors du Classique au Parc des Princes. Pour rappel, l’OM s’était imposé 1-0 dans ce match clé de la première moitié de saison après une prestation solide. (Source : Conférence de presse OM, 20/11/2025)

OM-PSG : une guerre d’ego qui dépasse le rectangle vert

Ce coup de gueule n’est pas anodin. Il reflète un climat toujours très sensible autour de la balance des pouvoirs en Ligue 1. Depuis le départ de Kylian Mbappé pour le Real Madrid à l’été 2024, le PSG est engagé dans une phase de reconstruction. Mise sur la jeunesse, méthode Luis Enrique plus collective, intégration progressive de joueurs comme Cher Ndour ou Ethan Mbappé, plus que jamais c’est l’équilibre qui prime à Paris.

Côté marseillais, De Zerbi incarne cette nouvelle ambition retrouvée. Formé à la culture du jeu offensif, il a revitalisé un effectif qui a fait douter les plus sceptiques avec une série de performances convaincantes. En Ligue des Champions, les Phocéens affichent de réelles ambitions après leur démonstration face à l’Ajax. La Ligue 1, plus ouverte que les saisons précédentes, donne une chance à l’OM de bousculer l’ordre établi.

Dans ce contexte, chaque mot est pesé. Et De Zerbi, avec son franc-parler, s’inscrit dans une volonté d’asseoir Marseille comme le rival principal du PSG, non seulement sportivement mais aussi médiatiquement. Car dominer le jeu, c’est aussi gérer l’image. Et quoi de mieux que de rappeler, face caméra, que le respect ne se gagne pas que sur le terrain, mais aussi dans les colonnes des journaux ?

Quel impact sur le PSG ?

Du côté de la capitale, cette sortie n’est pas encore officiellement commentée. Mais elle place une pression supplémentaire sur le PSG, déjà engagé sur plusieurs fronts cette saison : Ligue des Champions (où le choc face à Arsenal s’approche), championnat, et Coupe de France. Luis Enrique, fidèle à son habitude, joue l’apaisement en interne et garde son cap résolument tourné vers la progression de groupe. Mais l’Espagnol sait mieux que personne que les rivalités médiatiques peuvent vite déborder sur les performances.

En coulisses, cette sortie de De Zerbi pourrait bien motiver davantage certains éléments du club parisien à répondre sur le terrain… et devant les micros. Car à défaut d’avoir dominé Marseille en septembre, Paris aura l’occasion de remettre les pendules à l’heure lors du match retour au Vélodrome prévu pour février. Et celui-là promet déjà d’être bouillant.

Le verdict : tension assumée, mais révélatrice d’un nouveau rapport de force

Roberto De Zerbi a lancé un message fort : l’OM n’est plus en retrait, il veut jouer son rôle d’outsider crédible. En s’attaquant aux médias, c’est aussi le PSG qu’il vise, dans une guerre d’image aux airs de psychodrame permanent. Pour Paris, cela rappelle que même sans Mbappé, il reste le club à battre, scruté et critiqué à chaque instant. Pour Marseille, c’est un message d’unité et d’exigence envoyé à ses troupes.

Dans une Ligue 1 où le suspense est relancé, chaque mot compte. Et celui de De Zerbi, aussi provocateur soit-il, fera parler jusqu’au prochain Classique. À suivre de très près.

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