PSG : Luis Enrique va-t-il enfin lancer Gonçalo Ramos comme titulaire face au LOSC ?

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par Maxime Nauzit

En ce mois d’avril 2025, le Paris Saint-Germain enchaîne les rencontres de très haut niveau avec une intensité qui frôle le vertige. Cinquième déplacement en deux semaines, adversaire en forme, infirmerie pleine : le cocktail est explosif. Face au LOSC, Luis Enrique pourrait briser une des traditions les plus marquées de sa gestion d’effectif : ne pas titulariser Gonçalo Ramos en Ligue 1.

Un PSG décimé mais combatif

Après sa victoire retentissante au Camp Nou en quart de finale aller de Ligue des Champions (victoire 3-1 avec une équipe très remaniée), le PSG doit enchaîner sans répit. Ce samedi, direction le stade Pierre-Mauroy pour affronter un LOSC auteur d’une excellente performance face à l’AS Roma (1-0) en Ligue Europa. Un rendez-vous à haut risque dans un calendrier compressé… et avec une infirmerie bien trop pleine.

Selon les dernières informations communiquées par le club (source : psg.fr), Luis Enrique devra se passer de plusieurs titulaires indiscutables : Khvicha Kvaratskhelia, Ousmane Dembélé et Désiré Doué en attaque, Marquinhos en défense, ainsi que Fabian Ruiz et Joao Neves au cœur du jeu. Une hémorragie qui oblige l’entraîneur espagnol à revoir intégralement ses plans, à l’image de Senny Mayulu, repositionné de faux neuf à sentinelle ces derniers jours.

La fin d’un rôle de remplaçant pour Gonçalo Ramos ?

Avec les options qui se réduisent à vue d’œil, une surprise pourrait jaillir du chapeau tactique de Luis Enrique : l’alignement d’entrée de Gonçalo Ramos, longtemps cantonné au rôle de supersub. Depuis son arrivée à Paris en 2023, l’ancien buteur du Benfica n’a été titularisé que 30 fois en 60 matchs de Ligue 1. En Ligue des Champions, les chiffres sont encore plus révélateurs : 3 titularisations en 26 rencontres.

Mais l’heure du changement a peut-être sonné. Face à une défense lilloise solide mais sujette à des erreurs dans le dos de la ligne, le profil de Ramos – pivot puissant, bon finisseur, bon jeu de remise – représente une option pragmatique. Les signaux envoyés par Luis Enrique ces dernières semaines vont dans ce sens. « Nous avons besoin que tout le groupe soit prêt à jouer, même ce qu’on appelle les joueurs de seconde ligne », a récemment déclaré l’Espagnol en conférence de presse (source : conférence d’avant-match du PSG, 19 avril 2025).

L’autre enjeu de cette titularisation potentielle est psychologique. Offrir sa chance à Gonçalo Ramos sur une série de matchs charnière pourrait relancer la dynamique d’un joueur encore jeune – 23 ans – et potentiellement précieux pour les demi-finales de Ligue des Champions à venir, surtout si les absents se prolongent.

Des enjeux tactiques face à un LOSC menaçant

Ce déplacement dans le Nord est loin d’être anecdotique. Le LOSC de Paulo Fonseca est 4e de Ligue 1 et joue une qualification directe en Ligue des Champions. Avec la montée en puissance de Yusuf Yazici, les latéraux offensifs Tiago Santos et Ismaily, ainsi qu’un pressing haut efficace, Lille va tenter d’exposer les faiblesses d’un PSG fatigué.

Luis Enrique, adepte du jeu de possession et des sorties propres sous pression, pourrait voir en Ramos un point d’ancrage idéal pour casser le pressing lillois et soulager son milieu recomposé. L’association possible entre Ramos et Barcola ou Asensio en soutien permettrait au PSG de garder un minimum de verticalité, sans brûler l’essence restante de son effectif.

Mais il faudra aussi que l’équipe parienne sur la solidité d’un bloc défensif privé de Marquinhos et potentiellement de Skriniar, lui aussi incertain. Le repositionnement tactique de Danilo Pereira ou Nuno Mendes pourrait également être envisagé pour colmater les brèches.

Dans tous les cas, ce déplacement contre Lille n’est pas seulement un match de championnat : c’est un test tactique et mental, à la veille d’un sprint final européen palpitant. Et si le PSG venait à s’imposer avec un Ramos décisif, Luis Enrique pourrait être tenté de revoir sa hiérarchie offensive… au moins jusqu’au retour des stars absentes.

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