C’est une journée gravée à jamais dans l’histoire d’Évreux, et dans celle du football français. Le 12 octobre 2025, Ousmane Dembélé est revenu sur les terres de son enfance, Ballon d’Or en main, pour célébrer une ascension incroyable, de la banlieue normande aux sommets européens avec le Paris Saint-Germain.
Dembélé sacré Ballon d’Or 2025 : une consécration méritée
Pour beaucoup, Ousmane Dembélé symbolise le renouveau du PSG post-Mbappé. Depuis le départ de la star vers le Real Madrid en 2024, l’ancien Barcelonais a pris une toute nouvelle dimension. En pleine possession de ses moyens, libéré des blessures, l’international français a signé une saison 2024-2025 éblouissante sous les couleurs parisiennes : 19 buts, 21 passes décisives toutes compétitions confondues, une Ligue 1 remportée haut la main, une Coupe de France pleine de panache et une demi-finale de Ligue des Champions marquée par son doublé face à Manchester City.
Son Ballon d’Or 2025, remis le 22 septembre dernier, récompense une régularité retrouvée et une palette technique à couper le souffle. Il devient ainsi le premier joueur formé à Évreux à décrocher la plus haute distinction individuelle, devant Jude Bellingham (Real Madrid) et Kevin De Bruyne (Manchester City), selon le classement officiel publié par France Football. Un aboutissement pour le joueur, mais aussi un immense coup de projecteur pour le PSG, qui peut se targuer d’avoir transformé l’artiste parfois inconstant de Barcelone en leader offensif de classe mondiale.
Évreux rend hommage à son enfant prodige
Dans une ambiance digne des plus grandes célébrations footballistiques, plus de 3000 personnes s’étaient massées devant la mairie pour accueillir « leur » Ousmane. Mardi 12 octobre, Dembélé a été accueilli en héros par la municipalité d’Évreux : remise de médaille d’honneur, chants des supporters, selfie géants, et bien sûr, présentation de son Ballon d’Or, perché sur le perron de la mairie. Une fête populaire immortalisée sur les réseaux sociaux, notamment par Paul Telion et la rédaction d’ICI Normandie, tous témoins de cette communion unique entre un champion du monde et sa ville natale.
Mais la fête ne s’arrêtait pas là. À 17h, direction le stade Mathieu-Bodmer, antre de l’Évreux FC 27, son club formateur. Nouvelle ovation, nouveau bain de foule, cette fois devant un stade rempli à ras bord (3000 personnes, capacité maximale, selon les autorités locales). Des écrans géants avaient même été installés pour permettre aux retardataires de profiter du moment. « C’est une super fierté pour le club et la ville. Ousmane n’a jamais oublié d’où il vient », a confié Samuel Brigantino, président de l’Évreux FC, à Lila Lefebvre, journaliste sur place.
Quel impact pour Paris ?
D’un point de vue sportif, cette consécration a un double impact pour le PSG. D’abord, elle valide le pari effectué par Luis Campos et Nasser Al-Khelaïfi à l’été 2023, lorsqu’ils avaient insisté pour ramener Dembélé à Paris, moyennant 50 millions d’euros. Ensuite, elle assoit l’image du club comme un foyer de talents capables de triompher au plus haut niveau international, même sans Kylian Mbappé.
Luis Enrique, fin tacticien, a su libérer Dembélé dans un schéma fluide basé sur la vitesse et la prise de profondeur. Positionné en faux ailier droit, ménagé physiquement tout au long de la saison grâce à une rotation maîtrisée, Dembélé a su maximiser ses qualités : dribbles courts, accélérations foudroyantes, vision du jeu.
Dans les perspectives 2025-2026, cette reconnaissance pourrait également servir de moteur pour une attaque parisienne renouvelée, composée de Dembélé, Gonçalo Ramos, et Lee Kang-in, sans oublier Xavi Simons, de retour d’un prêt convaincant à Leipzig. L’objectif reste le même : remporter enfin cette Ligue des Champions qui se refuse toujours aux Rouge et Bleu.
Conclusion : Une fierté locale, un symbole national
En revenant à Évreux avec son Ballon d’Or, Ousmane Dembélé n’a pas seulement célébré sa carrière : il a rappelé à toute une génération qu’avec du travail, de la résilience et un club à la vision claire comme le PSG, tout peut arriver. De la Normandie au Parc des Princes, le parcours de « Dembouz » inspire, convainc… et ambitionne encore plus grand pour les saisons à venir.