Danilo Pereira nostalgique : Pourquoi un Classique OM-PSG lui manque tant

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par Maxime Nauzit

Ancien pilier du milieu parisien, Danilo Pereira continue de suivre le PSG de loin. Aujourd’hui joueur d’Al-Ittihad, il s’est livré sans détour au micro d’Onze Mondial, revenant sur son passage au Paris Saint-Germain, l’évolution du club sous Luis Enrique et son émotion intacte envers les Classiques face à l’Olympique de Marseille. Une confession riche qui permet de mieux cerner l’impact du projet parisien à travers les années.

Danilo, spectateur fier de la conquête européenne du PSG

Depuis son départ pour Al-Ittihad à l’été 2024, Danilo Pereira suit toujours de près l’actualité du PSG. Et pour cause : il a vu le club écrire enfin la plus grande page de son histoire avec une victoire en Ligue des Champions. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Portugais n’exprime aucun regret de ne pas avoir participé à ce triomphe.

« Non, jamais. Je suis content d’avoir vu le PSG remporter la première Ligue des Champions de son histoire », confie-t-il à Onze Mondial (source : Onze Mondial, avril 2025). Il souligne d’ailleurs sa fierté de voir les autres Portugais – Vitinha, Nuno Mendes, Gonçalo Ramos et João Neves – briller à Paris, attestant de la difficulté d’atteindre ce niveau depuis le championnat portugais.

Cette lucidité démontre non seulement la classe de Danilo, mais aussi sa compréhension de la notion de cycle dans un projet collectif. S’il est parti, c’est pour répondre à d’autres défis. Mais il n’en oublie pas pour autant l’attachement au PSG et ses anciens coéquipiers.

Le pari réussi de Luis Enrique vu par un ancien cadre

Danilo ne tarit pas d’éloges sur le travail effectué par Luis Enrique, arrivé à Paris à l’été 2023. Pour lui, la force du coach espagnol réside dans sa capacité à instaurer une vision de jeu claire et à fédérer une équipe autour de cette philosophie.

« Luis Enrique a une philosophie bien établie. Il parvient à inculquer à ses joueurs que sa philosophie est la meilleure. Une fois que c’est fait, tu peux battre tout le monde », explique-t-il. Et force est de constater que les résultats lui donnent raison : un triplé Ligue 1 – Coupe de France – Ligue des Champions en 2024, puis une domination entamée en 2025 qui se poursuit aussi bien sur la scène nationale qu’européenne.

Ce soutien de Danilo confirme ce qui se ressent sur le terrain : depuis l’ère Luis Enrique, le Paris Saint-Germain est devenu une véritable machine collective, enfin débarrassée de ses appréhensions mentales en phase finale de Ligue des Champions. Pour un homme d’équilibre comme Danilo, cette transformation puise peut-être aussi dans la culture d’humilité et de rigueur à laquelle il a contribué dans les vestiaires parisiens.

Une Ligue 1 trop souvent sous-estimée

Le respect de Danilo pour la Ligue 1 est palpable. Alors qu’il aurait pu snober le championnat français, comme d’autres exilés en Arabie Saoudite, le Portugais fait au contraire l’éloge du niveau de compétition en France. « Chaque saison qui passe prouve le contraire. […] Il y a beaucoup d’intensité, des profils variés », déclare-t-il.

Ces propos viennent à point nommé : la Ligue 1 progresse sur la scène européenne, portée par une dynamique de formation, d’investissements et de compétitivité croissante. L’analyse réaliste de Danilo rejoint celle des experts qui estiment que le championnat français mérite plus de considération – en particulier après le sacre européen du PSG en 2024, démonstration que le succès peut aussi naître au sein de l’Hexagone.

OM-PSG : un Classique gravé à jamais

Mais ce qui transparaît le plus dans cette interview, c’est la nostalgie presque palpable des grands rendez-vous, et plus particulièrement des Classiques contre l’OM. Ceux qui l’ont vu jouer sous le maillot rouge et bleu savent à quel point le milieu défensif incarnait l’intensité physique et mentale de ces chocs.

« J’aimerais rejouer un Classique contre l’OM. C’est toujours spécial, c’est une ambiance incroyable », confesse-t-il. Il cite notamment la victoire culte du PSG 2-0 au Vélodrome en mars 2024, à dix contre onze après l’expulsion de Lucas Beraldo. Un moment fort, révélateur de la solidarité et de l’âme parisienne, que Danilo chérit comme l’un des plus marquants de sa carrière.

Cet attachement résume bien l’esprit PSG version Danilo : dépassement collectif, fierté du maillot, et goût des matches à haute tension. Même loin de Paris, son cœur reste rouge et bleu.

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