Dimanche soir à Lyon, le Paris Saint-Germain est passé tout près du naufrage (victoire in extremis 3-2), et s’il y en a un qui aurait pu en payer le prix fort, c’est bien Lucas Chevalier. Le jeune gardien tricolore, recruté l’été dernier pour succéder à un Gianluigi Donnarumma en perte de vitesse, n’a pas brillé – loin de là. Bousculé par l’intensité lyonnaise, il s’est montré fébrile, notamment sur les deux buts encaissés. Mais Luis Enrique, fidèle à son management protecteur, n’a pas tardé à défendre son dernier rempart. Analyse d’un moment clé dans la saison parisienne.
Lucas Chevalier critiqué après sa prestation contre Lyon
Dans une rencontre où le PSG a vacillé sans jamais totalement s’effondrer, Lucas Chevalier a été directement pointé du doigt. Sur le premier but, il est trop passif face à Moreira ; sur le second, il est lobé par Maitland-Niles après une sortie mal anticipée. Pour un gardien censé apporter de la sérénité, ce genre d’actions peut coûter cher à très haut niveau – surtout au PSG, où la pression est maximale.
Depuis son arrivée à Paris, le portier de 24 ans alterne le bon et le moins bon. Auteur de plusieurs arrêts décisifs cette saison en Ligue 1 et en Ligue des Champions, son irrégularité inquiète pourtant alors que les échéances capitales approchent : la phase à élimination directe de la C1, la lutte pour le titre national et une potentielle finale de Coupe de France.
Mais en interne, la position est claire : Lucas Chevalier a été choisi pour incarner l’avenir au poste, et une erreur – même dans un match tendu comme à Lyon – ne suffit pas à remettre ce choix en question.
Un Luis Enrique fidèle à sa philosophie : confiance et responsabilités partagées
Interrogé après la rencontre, Luis Enrique n’a laissé aucune place au doute. « L’erreur n’est pas du gardien », a-t-il affirmé en conférence de presse, pointant directement les manquements de la charnière centrale composée de Willian Pacho et Illya Zabarnyi. « Sur le plan défensif, on a fait des erreurs sur les deux buts… Il faut savoir quand avancer la ligne et quand il ne faut pas l’avancer », a poursuivi le technicien espagnol (déclarations rapportées par Onze Mondial).
Ce n’est pas la première fois que l’ancien sélectionneur de la Roja vole au secours de son gardien. Dès le mois d’octobre, alors que Chevalier essuyait déjà des critiques après plusieurs prestations hésitantes, Luis Enrique s’était montré catégorique : « Je suis très content de Lucas Chevalier ! Pour moi, c’est une des meilleures options ou LA meilleure option », affirmait-il alors à la presse.
Son discours est clair : dans son système, où le jeu de possession expose souvent la défense à des transitions rapides, les erreurs ne peuvent pas être imputées à une seule individualité. Le collectif prime, et la solidarité interne est un socle intouchable. Pour un jeune joueur en pleine progression, ce genre de soutien vaut de l’or.
Quel avenir pour Chevalier au PSG ?
Malgré les remous, Lucas Chevalier conserve pour l’instant la confiance de son entraîneur et du staff parisien. Mais derrière lui, la concurrence gronde. Arnau Tenas, excellent lorsqu’il a suppléé Donnarumma la saison passée, est toujours dans le groupe. De plus, le PSG scrute le marché, conscient que l’expérience manquera peut-être au jeune Français lors des grands rendez-vous européens.
Côté équipe de France, Didier Deschamps continue de suivre le dossier, et des informations de Onze Mondial laissent entendre qu’une nouvelle convocation pourrait arriver, en signe de confiance et de valorisation de son potentiel.
Le mois de mars, avec ses chocs en Ligue 1 et une possible qualification européenne en jeu, sera capital. Chevalier dispose d’un atout majeur : Luis Enrique croit en lui, profondément. À lui de transformer ce soutien en certitudes sur le terrain.