Le Paris Saint-Germain féminin traverse une période délicate sur la scène européenne. Battues à Old Trafford par Manchester United (2-1), les joueuses de Paulo Fonseca comptabilisent désormais trois défaites en autant de matchs de Ligue des Champions. Une dynamique inquiétante alors que la qualification pour les quarts de finale s’éloigne dangereusement.
Le PSG féminin dans le dur : trois matchs, trois défaites
L’espoir était permis, mais la réalité s’impose cruellement. Après deux revers face au Real Madrid (2-1) puis au VfL Wolfsburg (4-0), les Parisiennes se déplaçaient en Angleterre avec l’obligation de réagir. Mais une fois de plus, elles n’ont pas su répondre présentes. Opposées à un Manchester United solide, les coéquipières de Grace Geyoro se sont inclinées 2-1, compliquant sérieusement leur mission.
Lors de cette troisième journée de la phase de groupes, le PSG a pourtant montré des signes positifs. Menées suite à un but de Melvine Malard (ancienne de l’OL, 31e), les Parisiennes ont égalisé juste avant la pause grâce à une frappe splendide d’Olga Carmona (45e). Mais les Mancuniennes ont rapidement remis la pression, reprenant l’avantage via Fridolina Rolfö à la 58e. Un score qui n’évoluera plus, malgré les tentatives timides du PSG dans les dernières minutes.
Avec zéro point en trois journées, le PSG pointe désormais à la dernière place de son groupe. Un scénario catastrophe pour une formation ambitieuse, censée viser au minimum les quarts de finale.
Un collectif en construction mais qui peine à convaincre
À la tête du groupe depuis cet été, Paulo Fonseca n’a pas encore trouvé la bonne recette en Ligue des Champions. Si en D1 Arkema les Parisiennes montrent de belles choses, en Europe, c’est une autre histoire. Manque de cohésion, erreurs individuelles, absences défensives… l’équipe semble loin du niveau attendu sur la scène continentale.
Face à Manchester United, le milieu de terrain parisien a souffert face au pressing et à la mobilité adverse. L’animation offensive, bien qu’articulée autour d’Olga Carmona et Sandy Baltimore, manque cruellement de verticalité et de variété. Et si le PSG s’est procuré quelques occasions, c’est surtout sa fébrilité derrière qui pose question. Trois matchs, neuf buts encaissés, seulement deux inscrits : les chiffres sont accablants.
Certes, l’équipe est en reconstruction. Plusieurs cadres sont partis à l’intersaison, et les nouvelles recrues s’intègrent encore. Mais le temps presse. Pour espérer se qualifier, le PSG devra impérativement remporter ses trois derniers matchs… en espérant des faux pas de ses concurrents.
Quel avenir pour les Parisiennes en Ligue des Champions ?
La qualification n’est pas mathématiquement impossible, mais elle devient hautement hypothétique. Avec zéro point et une différence de buts alarmante, le PSG n’a plus le droit à l’erreur. Il faudra battre Manchester United au retour, puis le Real Madrid et Wolfsburg – deux équipes solides et déjà victorieuses face à Paris.
Au-delà des résultats, cette phase de groupes met en lumière les limites actuelles de l’effectif et du projet. Après le départ de Kylian Mbappé du côté des hommes, le PSG féminin devait incarner en partie la continuité de l’excellence. Mais force est de constater que, pour l’instant, le club peine à aligner ses ambitions avec les performances européennes.
Il reste trois matchs. Trois « finales » pour sauver l’honneur et, peut-être, inverser une dynamique qui pourrait laisser des traces si elle se prolonge.