Arrivé au Paris Saint-Germain l’été dernier pour 40 millions d’euros, Matvey Safonov devait incarner une nouvelle génération de gardiens. Mais en ce mois de novembre 2025, l’aventure parisienne du portier russe vire au casse-tête. Entre performances décevantes en sélection et statut incertain au PSG, la pression monte sur ses épaules. Retour sur un début de saison délicat qui alimente les rumeurs de départ.
Un transfert ambitieux… pour quel résultat ?
Lorsque Luis Enrique a fait le pari de se séparer de Gianluigi Donnarumma à l’intersaison 2025, beaucoup ont vu l’arrivée de Safonov comme une volonté d’installer un gardien jeune, moderne, et capable de relancer depuis l’arrière. Fort de son standing en Russie et de prestations solides en Ligue des Champions avec le FK Krasnodar, Safonov semblait armé pour relever le défi parisien.
Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. Avant même de s’imposer dans les cages du Parc des Princes, Safonov doit faire face à la concurrence de Lucas Chevalier, également fraîchement débarqué pour 40 M€ en provenance de Lille. Problème : Chevalier, malgré des prestations en demi-teinte, bénéficie clairement de la confiance de Luis Enrique. Le technicien espagnol semble vouloir lui accorder du temps, quitte à laisser Safonov sur le banc.
Des performances inquiétantes en sélection
La situation s’est compliquée davantage lors de la trêve internationale de novembre. Appelé en sélection russe, Safonov a enchaîné une deuxième erreur décisive en quelques mois, après une première contre le Nigeria plus tôt en 2025. Cette fois, c’est face au Pérou que le gardien parisien a fauté. Sur une action a priori anodine, une glissade lui coûte le but de l’égalisation à la 82e minute, scellant le score à 1-1. Cette nouvelle bévue a fait vivement réagir la presse russe.
Le site sport.ru n’a pas mâché ses mots : «Si votre dernier match remonte à mai, il est illusoire d’espérer des miracles en novembre… Le PSG semble vouloir conserver le gardien, mais ses actes prouvent le contraire.» Une phrase lourde de sens, qui reflète le malaise croissant autour du joueur.
Pire encore, Safonov ne participera pas au prochain match de la Russie face au Chili, prévu ce vendredi. En accord avec la Fédération et le PSG, il a obtenu quatre jours de repos pour rester auprès de sa famille. Une décision qui interroge sur son état mental et physique, mais aussi sur sa place dans le groupe.
Vers un avenir bouché à Paris ?
En France, la situation n’est guère plus rassurante. Lucas Chevalier, malgré sa fébrilité depuis le début de la saison, continue d’être titulaire. Luis Enrique refuse tout chamboulement, sans doute pour éviter de casser une dynamique collective qui, en Ligue 1 comme en Ligue des Champions, reste globalement positive. Mais alors, quel avenir pour Safonov ?
Le cas du gardien russe pose une réelle question de gestion de l’effectif. Peut-on se permettre de conserver un deuxième gardien aussi onéreux et médiatiquement exposé, sans perspective claire de retour dans le XI ? Et si Chevalier venait à se blesser, Safonov aurait-il encore la confiance de son coach ? Rien n’est moins sûr.
À quelques semaines de l’ouverture du mercato hivernal, les spéculations fusent. Un départ en prêt dès janvier n’est plus à exclure, notamment si Safonov veut conserver sa place en sélection en vue des grandes échéances internationales à venir. Le PSG devra trancher rapidement, entre la volonté d’assurer une profondeur de banc solide et la nécessité de gérer un joueur en perte de confiance.
Un dossier sensible pour Luis Enrique
Si le PSG garde l’objectif de remporter la Ligue 1 et de viser les demi-finales de Ligue des Champions 2024-2025, la gestion du poste de gardien sera stratégique. Entre les risques de blessure, la nécessité de rotation, et l’instabilité mentale d’un joueur sous le feu des critiques, Luis Enrique est face à un dilemme. La prochaine décision au poste de gardien pourrait bien impacter toute la dynamique du groupe sur la seconde moitié de saison.