Le mercato estival 2024 aurait pu voir Rayan Cherki revêtir la tunique parisienne. À une visite médicale près, le milieu offensif formé à l’OL était prêt à rejoindre le Paris Saint-Germain. Un an plus tard, il signe finalement à Manchester City, mais les dessous de son transfert avorté à Paris questionnent encore.
Un transfert quasiment finalisé entre l’OL et le PSG
L’été dernier, le Paris Saint-Germain s’était rapproché plus que jamais de Rayan Cherki. Selon les révélations du journaliste Fabrice Hawkins (RMC Sport), relayées par Canal Supporters, l’accord entre le PSG, l’OL et le joueur était total. Le projet parisien plaisait, et la direction sportive menée alors par Luis Campos semblait déterminée à miser sur le jeune prodige lyonnais, alors âgé de 20 ans.
« Il devait passer sa visite médicale », martèle Hawkins, insistant sur le degré d’avancement du dossier. Tout était calé : les modalités contractuelles, le montant du transfert, la communication en interne. Le numéro 10 des Gones s’apprêtait à changer de dimension, dans un contexte post-Mbappé où le PSG cherchait à réorganiser son animation offensive autour de jeunes talents créatifs.
Mais à la surprise générale, le joueur recule. Pas de blessure, pas de veto familial ou agent qui bloque à la dernière seconde. Juste une décision personnelle, soudaine, incomprise encore à ce jour dans les couloirs du Parc des Princes. Cherki choisit de rester à Lyon… pour encore une saison.
Le PSG, piégé une première fois, ne retente pas le coup en 2025
Un an plus tard, en 2025, alors que le mercato bat son plein, Rayan Cherki quitte finalement l’Olympique Lyonnais. Mais ce n’est plus Paris qui frappe à la porte : c’est Manchester City, et Pep Guardiola, qui arrachent la signature du milieu offensif. Le PSG, pourtant encore en quête de créativité au milieu, se montre étonnamment peu réactif.
Cette fois, la porte était fermée. Car le revirement de Cherki en 2024 n’a pas été digéré en interne. Le club de la capitale n’a guère apprécié le désistement de dernière minute, d’autant plus qu’il avait activé certains leviers financiers et sportifs pour dérouler le tapis rouge au joueur. Ce « lapin » sans justification apparente a laissé des traces.
Dans un mercato où la gestion des profils offensifs est une priorité (notamment pour soutenir Gonçalo Ramos, Barcola et l’excellent Kang-In Lee), rater Cherki en 2024 a participé à ce que certains qualifient, à posteriori, de manque de profondeur créative sur la première moitié de saison 2024-2025.
Quel avenir pour Cherki à Manchester City, et quelle leçon pour le PSG ?
Le choix de Manchester City ouvre une nouvelle ère pour Cherki, qui aura fort à faire pour s’imposer dans le système rigoureux et exigeant de Pep Guardiola. Le joueur, talentueux mais encore irrégulier, va devoir franchir un cap en Angleterre, dans un environnement où la concurrence est redoutable.
Pour le PSG, l’épisode Cherki rappelle une leçon essentielle : même lorsque tout semble ficelé, rien n’est réellement acté tant que l’encre n’a pas séché sur le contrat. Ce revers, combiné aux erreurs de casting offensif post-Mbappé, alerte davantage Luis Enrique et la cellule sportive sur la nécessité d’un recrutement mieux sécurisé, tant sportivement qu’humainement.
Plus globalement, cette anecdote souligne aussi une réalité du foot moderne : les joueurs sont de plus en plus maîtres de leur trajectoire, quitte à faire échouer un transfert à la dernière minute. Le PSG devra renforcer sa stratégie de persuasion et soigner encore davantage son image de projet cohérent pour éviter d’autres désillusions dans les mercatos à venir.