Le Paris Saint-Germain féminin prépare son prochain choc contre l’Olympique de Marseille, le 5 décembre, dans un contexte où les Phocéennes viennent de signer un petit exploit. Les joueuses de Corinne Diacre, jusque-là engluées en bas de classement, ont retrouvé le chemin de la victoire à domicile face à Lens. C’est leur premier succès à la maison depuis le début de la saison en D1 Arkéma, un regain de forme qui pourrait ajouter du piquant à ce Classique tant attendu.
Un réveil marseillais juste à temps
Vendredi 29 novembre, dans un Vélodrome version féminine, l’Olympique de Marseille a enfin dit adieu à sa malédiction à domicile. Grâce à un doublé bien senti de Margaux Le Mouël, les Olympiennes se sont imposées 2-0 contre une équipe de Lens en très grande difficulté (1 point en 7 journées). Si la victoire n’est pas un exploit en soi sur le papier, elle revêt un caractère symbolique fort pour cette jeune équipe.
Corinne Diacre n’a pas manqué de souligner l’importance de cette performance : « C’est la première victoire à domicile, donc je ne boude pas mon plaisir. La manière y était aussi, les joueuses ont joué intelligemment », a-t-elle déclaré en conférence de presse (source : communiqué officiel OM). Avec désormais 4 points d’avance sur la zone rouge, l’OM Féminin respire, mais surtout, gagne en confiance, avant de recevoir le PSG.
Le PSG, favori logique mais sous pression
Pour le Paris Saint-Germain, ce déplacement au Stade Paul Le Cesne (le Vélodrome n’accueillera pas le match) pourrait sembler à première vue comme une formalité. Troisième de D1 Arkéma, à égalité de points avec le Paris FC mais avec une meilleure différence de buts, le PSG poursuit son duel à distance avec l’OL pour la couronne nationale.
Mais attention à l’excès de confiance. La dernière confrontation entre les deux équipes, remportée 11-0 par le PSG (novembre 2023), reste un traumatisme pour les Marseillaises. Pourtant, cette fois, les données semblent avoir légèrement évolué. L’OM joue mieux, est mieux organisé, et surtout, commence à trouver ses repères offensifs.
De son côté, le PSG peut s’appuyer sur son ossature solide : Elisa De Almeida, Grace Geyoro et Tabitha Chawinga, qui continue d’impressionner depuis son arrivée, forment un trident central puissant aussi bien défensivement qu’offensivement. Face à une équipe de l’OM qui monte en régime, les Parisiennes devront faire preuve de concentration pour éviter toute mauvaise surprise, surtout dans ce type de match chargé symboliquement.
Un Classique au féminin : enjeu symbolique et compétitif
Ce duel entre Marseille et Paris dépasse largement le cadre sportif. C’est une opposition de style, de ville, d’ambition. Et en pleine montée en puissance du football féminin en France, ce Classique prend chaque année plus d’importance médiatique. Pour le PSG, il s’agit aussi de soigner son image et d’affirmer sa suprématie devant une équipe historique mais encore en construction.
En termes de calendrier, ce choc survient au cœur d’une période clé. Le PSG est encore en lice en Ligue des Champions, et chaque match de championnat est crucial pour ne pas perdre le contact avec l’OL. Une contre-performance, même minime, à Marseille pourrait avoir des conséquences au classement.
L’OM, lui, a une occasion en or de faire oublier son lourd passif contre les Franciliennes. Mieux préparées, mentalement libérées après leur récente victoire, les Olympiennes ont l’opportunité de faire douter Paris, au moins durant les premières minutes.
Plus qu’un simple match, c’est un test de caractère pour les deux formations.