La Coupe de France entre dans une nouvelle phase avec le tirage au sort des 32es de finale, réalisé ce lundi 1er décembre 2025. Le Paris Saint-Germain connaît enfin son adversaire et prépare déjà son entrée en lice dans une compétition qu’il n’a plus remportée depuis 2021. Analyse d’un tirage pas si évident, et des enjeux majeurs pour le club francilien.
Un tirage qui réserve des pièges : l’adversaire du PSG
Le PSG affrontera le Stade Lavallois (Ligue 2) dans ces 32es de finale, un match programmé courant janvier 2025. Si sur le papier, le club de la capitale part largement favori, cette confrontation n’est pas sans embûches. Laval réalise une saison solide en deuxième division, pointant à la 4e place au classement au moment du tirage selon les données de la LFP (source : LFP). Le stade Francis-Le Basser, modeste mais bouillant, sera à guichets fermés pour ce choc contre les stars parisiennes.
Pour Luis Enrique, il s’agira de gérer un calendrier surchargé, puisque ce 32e de finale viendra se glisser entre deux journées de Ligue 1 et potentiellement un huitième de finale de Ligue des champions si le PSG valide sa première place dans son groupe. La rotation d’effectif sera cruciale, et une éventuelle surprise n’est pas à exclure tant les erreurs de concentration peuvent être fatales dans ce genre de rendez-vous.
La Coupe de France, une opportunité stratégique pour le PSG
Déjà éliminé prématurément l’an dernier en quart de finale par Lyon (défaite 2-1), le PSG cherche à renouer avec la magie de la Coupe de France, une épreuve longtemps dominée par le club avec 14 titres au compteur (un record partagé avec l’OM). Pour Luis Enrique, très critiqué pour une gestion parfois jugée rigide malgré une belle campagne européenne cette saison, ce trophée pourrait devenir un objectif crédible.
Avec un effectif profond et expérimenté, mené notamment par Ousmane Dembélé, Randal Kolo Muani et le capitaine Marquinhos, le PSG a les armes pour aller loin. Mais l’absence de Kylian Mbappé, définitivement au Real Madrid depuis l’été 2024, pousse le club à redéfinir ses circuits offensifs. Les automatismes se cherchent encore, et c’est dans ce contexte que la Coupe de France offre un terrain d’expérimentation compétitif, sans l’intensité mentale de la C1.
Une mission claire : remettre la main sur le titre
Dans son projet “Made in Paris”, dévoilé récemment par Nasser Al-Khelaïfi via L’Équipe (source : L’Équipe), la Coupe de France est devenue un objectif prioritaire pour asseoir la domination nationale tout en valorisant les jeunes du centre de formation. Warren Zaïre-Emery, déjà cadre de l’équipe malgré ses 19 ans, illustre parfaitement cette volonté de faire coïncider performance et formation.
La compétition pourrait aussi permettre à Luis Enrique de tester ses dernières recrues hivernales. Un mercato hivernal est déjà en vue, notamment au poste de milieu offensif, où des rumeurs persistantes évoquent un intérêt pour Joao Neves (Benfica), selon FootMercato.
Une édition 2025 placée sous tension
Ce tirage intervient dans un contexte tendu pour de nombreux clubs français : à Nice, c’est le chaos, avec les joueurs Boga et Moffi agressés par leurs propres supporters après la défaite à Lorient, selon Onze Mondial. À Marseille, le mercato s’agite déjà avec l’arrivée d’un nouveau directeur de la cellule de recrutement.
En parallèle, cette Coupe de France édition 2025 se fera sans certaines stars africaines en raison de la CAN. Un enjeu à surveiller pour le PSG si certains éléments clés comme Achraf Hakimi venaient à partir pour plusieurs semaines avec le Maroc.
Quoi qu’il en soit, le PSG a tout intérêt à prendre ce 32e de finale au sérieux : il est temps pour les Parisiens de réconcilier les ambitions européennes et la reconquête des titres domestiques. Rendez-vous dès janvier pour une nouvelle bataille… en mode Coupe.