Le Paris Saint-Germain fait face à un véritable casse-tête médical et sportif à quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. En ligne de mire ? La situation préoccupante d’Achraf Hakimi, blessé et engagé dans une course contre la montre pour représenter le Maroc chez lui. À l’heure où le club parisien s’apprête à aborder une période charnière de la saison, l’état de forme de son latéral droit interroge autant qu’il inquiète.
Un timing délicat pour Hakimi
Le 4 novembre dernier, lors d’un duel tendu face au Bayern Munich, Achraf Hakimi subissait une entorse sérieuse de la cheville. Un diagnostic sans appel qui compromettait fortement sa participation à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc à partir du 21 décembre. Depuis, le joueur du Paris Saint-Germain ne ménage pas ses efforts pour revenir à temps. Comme révélé par L’Équipe, Hakimi a d’abord porté une botte de protection pendant vingt jours avant de débuter un protocole de rééducation rigoureux à Murcie (Espagne), sous l’œil avisé du staff médical marocain mené par le Dr Christophe Baudot.
Mais le constat partagé par le PSG est clair : Hakimi ne sera pas à 100% pour le début de la CAN. S’il est convoqué et apte à jouer, la gestion de ses minutes devra être millimétrée. « Il sera présent, mais pas encore dans sa plénitude physique », murmurent des membres du staff parisien en coulisses, selon le quotidien sportif. Une perspective qui n’a rien d’anodin, tant l’impact du latéral droit est fondamental dans les plans de Luis Enrique.
Un PSG sous pression en pleine période cruciale
Cette situation intervient à un moment clef pour le PSG. Sur le plan sportif, le mois de décembre cristallise une densité de matchs à enjeux : Coupe de France, Coupe intercontinentale (le 17 décembre à Doha) et surtout la phase décisive de Ligue 1. Or, le Paris Saint-Germain devra composer sans Hakimi, dont la présence prolongée à la CAN 2025 pourrait l’éloigner des terrains jusqu’à la mi-janvier, si le Maroc atteint les phases finales.
Cette absence prolongée pose doublement problème : d’un côté, elle fragilise l’équilibre défensif parisien, déjà mis à mal par la blessure de Nuno Mendes et la rotation incertaine sur les postes de latéraux. De l’autre, elle oblige Luis Enrique à revoir ses plans tactiques. L’alternative Nordi Mukiele semble parfois manquer de constance à haut niveau, tandis que la montée en puissance du jeune Yoram Zague reste à confirmer dans des contextes à haute tension.
Le club de la capitale aurait préféré un retour progressif d’Hakimi, en étroite corrélation avec l’agenda parisien. Mais une pression nationale et affective pèse sur le joueur né à Madrid : jouer une CAN au Maroc, son pays, est un rêve d’enfant. Ce que le PSG comprend, sans pouvoir l’endiguer.
Quel impact pour les ambitions européennes du PSG ?
Au-delà de la CAN, cette situation soulève une autre inquiétude : dans quel état Hakimi reviendra-t-il en janvier ? Entre fatigue physique, blessure récidivante ou simple manque de rythme, le scénario post-CAN est potentiellement problématique. Or, rappelons-le : les huitièmes de finale de Ligue des Champions débutent mi-février. Dans une quête européenne toujours plus obsédante depuis le départ de Kylian Mbappé au Real Madrid, le PSG a besoin de toutes ses armes dans la meilleure forme possible.
Et s’il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, ce début d’hiver sans Hakimi s’inscrit dans une tendance plus large : le PSG version 2025 peine encore à compenser l’absence de ses individualités fortes. Le retour progressif de Désiré Doué est une bonne nouvelle, certes. Mais l’équilibre global s’en ressent, preuve que certains postes manquent toujours de profondeur qualitative malgré le mercato estival ambitieux.
Conclusion : Le PSG doit faire face à une double incertitude autour d’Hakimi : sa forme à la CAN, et sa capacité à enchaîner ensuite. Une épine dans le pied de Luis Enrique au moment où chaque détail pourrait compter dans la course à tous les titres. Si la CAN est une fierté pour Hakimi, elle est aussi un casse-tête pour Paris.