À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, les fans du Paris Saint-Germain et les supporters marocains retiennent leur souffle. Achraf Hakimi, blessé à la cheville ces dernières semaines, pourrait bien être présent dès le premier match du Maroc. Une grosse annonce confirmée par Walid Regragui, sélectionneur des Lions de l’Atlas, en marge du tirage au sort du Mondial 2026 à Washington, comme rapporté par RMC Sport.
Achraf Hakimi, entre blessure et ambition continentale
L’état de santé d’Achraf Hakimi suscitait l’inquiétude depuis sa sortie sur blessure à la cheville il y a quelques semaines. Pour le PSG, l’enjeu est double : préserver un cadre de sa défense tout en respectant ses engagements internationaux. S’il ne joue plus sous les ordres de Christophe Galtier, désormais remplacé par Luis Enrique depuis l’été 2023, Hakimi reste une pièce maîtresse de l’effectif parisien, enchaînant les performances de haut niveau aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue des Champions.
Mais Regragui, en conférence de presse relayée par RMC Sport, s’est voulu rassurant : « Ça va bien, il fait ce qu’il a à faire. C’est un grand travailleur (…) Il a envie d’être là pour le premier match ». Et pour cause, le Maroc ouvre sa CAN à domicile le 21 décembre face aux Comores, dans un groupe A relevé comprenant également le Mali et la Zambie.
Si le retour d’Hakimi se confirme, ce serait un vrai soulagement pour le PSG… mais aussi un nouveau sujet de réflexion. Le club parisien devra composer sans son latéral pendant plusieurs semaines en décembre et janvier, une absence qui pèsera forcément sur les performances défensives en Ligue 1, mais surtout en Ligue des Champions si Paris se qualifie pour les huitièmes.
Le PSG face au casse-tête de la CAN
Si la CAN est une vitrine pour le football africain, elle représente aussi un casse-tête pour les clubs européens. Le PSG, fidèle à sa stratégie de recrutement international, compte dans ses rangs plusieurs joueurs concernés par la compétition. L’absence d’Achraf Hakimi pèsera lourd, tant il est devenu incontournable dans le système de jeu de Luis Enrique. Son impact offensif — 3 buts et 4 passes décisives en Ligue 1 la saison dernière — et sa rigueur défensive en font un élément-clé du couloir droit parisien.
Le club devra alors puiser dans ses ressources internes pour compenser : Nordi Mukiele, souvent freiné par les blessures, pourrait se voir confier les clefs du couloir. Autre option plausible, la montée en puissance du jeune Yoram Zague, qui a récemment signé professionnel, ou l’adaptation d’un profil plus polyvalent comme Marquinhos sur le flanc droit en cas d’urgence.
Mais au-delà de la simple question tactique, l’absence de Hakimi peut avoir des implications mentales et structurelles. Son leadership et son expérience, notamment après avoir disputé une demi-finale de Coupe du Monde avec le Maroc en 2022, sont des atouts que Luis Enrique ne retrouvera pas chez un remplaçant.
Une CAN 2025 décisive pour Hakimi et le Maroc
Élu Ballon d’Or africain en 2024, Achraf Hakimi arrive à un tournant dans sa carrière. À 26 ans, il est désormais le capitaine d’une équipe nationale ambitieuse, portée par ses exploits au Qatar en 2022. La CAN 2025, organisée au Maroc, offre une opportunité historique pour les Lions de l’Atlas de décrocher enfin un titre continental qui les fuit depuis 1976.
Pour Hakimi, c’est aussi l’occasion de s’affirmer comme le leader d’une génération dorée, aux côtés d’Amrabat, Boufal ou encore Ounahi. S’il revient en forme dès le premier match, ce sera un signal fort envoyé à l’Afrique et à l’Europe : le Maroc est prêt, et Hakimi plus déterminé que jamais.
Quant au PSG, c’est un mal nécessaire. Car un Hakimi en pleine confiance à la CAN, c’est aussi un joueur qui revient avec le mental boosté au Parc des Princes. Reste à voir si Paris saura gérer au mieux cette période critique, alors que le club vise toujours une première étoile européenne en 2025.